L’amélioration de l’emploi américain pourrait être plus rapide que prévu

le 07/12/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les entreprises n’ont quasiment pas supprimé de postes en novembre. Mais cette tendance devra être confirmée dans les mois à venir

Le boulet qui gêne la reprise américaine est peut-être moins lourd qu’on ne le craignait. En novembre, l’économie américaine a détruit le plus faible nombre d’emplois depuis le début officiel de la récession, en décembre 2007. Seuls 11.000 postes ont été supprimés le mois dernier, contre un volume de 125.000 anticipé par les économistes. Autre bonne nouvelle, les destructions d’emplois des mois de septembre et d’octobre ont été nettement révisées en baisse. Enfin, le taux de chômage s’élève à 10%, en baisse par rapport à octobre.

«Nous avons peut-être passé le pic en matière de chômage, avance Michael Carey, chef économiste pour l’Amérique du Nord de Calyon. Toutefois, le taux de chômage devrait diminuer lentement en 2010 car l’amélioration du marché du travail devrait inciter les Américains à réintégrer la population active». Pour l’heure, l’industrie américaine détruit encore des emplois. A l’inverse, les services ouvrent à nouveau des postes, en particulier dans le travail temporaire.

Rob Carnell, économiste chez ING, s’interroge sur la crédibilité et la pérennité des derniers chiffres sur l’emploi américain qui ont provoqué une vague d’enthousiasme sur les marchés. D’après lui, le recours au travail temporaire dans la distribution pourrait rapidement s’arrêter après les fêtes de fin d’année. Par ailleurs, Rob Carnell se demande comment le secteur public a pu créer plus de 50.000 postes sur les deux derniers mois alors que les finances fédérales et locales sont déjà très tendues.

La publication des chiffres sur l’emploi de novembre pourrait bien marquer un retournement. Mais, pour en être convaincu, il faudra encore qu’elles soient confirmées par les statistiques des mois qui viennent, conclut l’économiste d’ING.

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