Des investisseurs français et allemands actifs dans un marché en berne

le 16/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les opérateurs anglo-saxons, ayant massivement recours à l’effet de levier, se sont retirés

Freinés par le durcissement des conditions de crédit, les investisseurs utilisant un fort effet de levier n’ont quasiment pas investi dans l’immobilier commercial en France depuis le début de l’année. Les opérateurs américains, qui basaient souvent leur stratégie sur un niveau élevé d’endettement, n’ont représenté que 5 % des engagements étrangers au premier semestre, d’après BNP Paribas Real Estate. L’an dernier, ils étaient à l’origine d’un quart des investissements dans l’immobilier commercial français réalisés par des opérateurs internationaux. 

Leur retrait a profité aux investisseurs allemands qui ont davantage recours aux fonds propres pour leurs opérations. Ils sont à l’origine de 41 % du volume engagé cette année par des étrangers, contre moins d’un quart l’an dernier. Les acteurs allemands se sont notamment positionnés sur l’immobilier de bureaux parisien. Plusieurs actifs de taille moyenne ont été acquis par des fonds allemands à un taux de rendement de 6 à 7 %. Société Foncière Lyonnaise a par exemple cédé trois immeubles parisiens à des investisseurs allemands pour un total de 75 millions d'euros. Le fonds RREF vient par ailleurs d’acquérir un immeuble à Courbevoie pour 24,5 millions d'euros auprès de GE Capital Real Estate. A l’image du marché, l’activité des investisseurs allemands a toutefois reculé fortement en valeur. 

Au total, la part des investisseurs étrangers passe de près de 50 % en 2008 à 36 % au premier semestre. Les sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC) ont réalisé 22 % des opérations. Enfin, la part des acteurs français reste stable à environ 40 %, soit un milliard d’euros d’investissements contre 2,8 milliards au premier semestre 2008. Parmi eux, les assureurs ont particulièrement réduit leur activité. Ils ne comptent plus que 19 % des investissements réalisés par des groupes français contre 29 % en 2008.

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