Les gestions se renforcent plus rapidement en actions qu’en obligations

le 06/04/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le « Panel Allocation d’actifs » milite pour une approche moins défensive, en réduisant sa part de cash de 10 % à 6 % en un mois

La première édition du Panel Agefi Allocation d’actifs révèle la préférence des intervenants pour l’obligataire, qui reste leur première classe d’actifs. Les gérants y consacrent 45 % de leur portefeuille, soit une légère progression de mois en mois, après 43,5 % en février et 44,1 % en mars. La plupart des gestions surpondèrent leur portefeuille de référence. Notamment Groupama AM investi à 77 % en obligations, SGAM à 70 % et Allianz Global Investors France à 60 %.

Une tendance qui s’explique notamment par les rendements élevés offerts actuellement par les marchés de crédit. Au sein de ce Panel très nettement orienté vers l'obligataire, deux intervenants seulement sous-pondèrent à la fois le Panel et leur propre benchmark sur cette classe d'actifs : Credit Suisse AM à 36 % et surtout Robeco Gestions à 15 %. 

Du côté des actions, l’aversion pour le risque demeure toujours élevée. Seul State Street surpondère légèrement son propre benchmark à 55 %. En revanche, près de la moitié des gestions sous-pondèrent très fortement cette catégorie d’actifs par rapport à leur modèle interne. Pour autant, depuis le début de l’année, la part des actions se renforce, passant de 38,5 % en février à 42 % en avril. Un mouvement beaucoup plus marqué donc que sur l'obligataire.

Cette remontée de la part en actions, quasiment au niveau de la part en obligations se fait très nettement au détriment du compatiment cash. Plutôt une bonne nouvelle, au regard des rendements extrêmement faibles offerts actuellement par le monétaire. D’autant que cette tendance ne devrait guère changer. En un mois, le pourcentage des portefeuilles investi en cash est tombé de 10 % à 6 %. Ces chiffres doivent néanmoins être nuancés alors que trois intervenants (Fortis IM, Groupama AM et SGAM) n’ont pas de poche de monétaire dans leur portefeuille benchmark. Seule la Française des Placements affiche encore une grande prudence, conservant une part en monétaire (30 %) supérieure à son allocation en actions (25 %).

En matière d’actifs alternatifs, la stabilité prévaut, autour de 7 % des portefeuilles. Là encore, les gestions ne sont pas toutes présentes. Essentiellement Fortis IM (34 %), Schroders (20 %) et Robeco Gestions (10 %) misent sur l’alternatif, que ce soit hedge funds, matières premières, private equity, ou immobilier.

A lire aussi