Le développement durable arrive peu à peu dans l’immobilier d’entreprise

le 12/03/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le parc encore limité de bâtiments verts rend difficile la mesure des bénéfices pour les locataires

Les professionnels croient au développement des immeubles «verts». En Ile-de-France, les certifications HQE (haute qualité environnementale) pour des bâtiments de bureaux de plus de 5.000 mètres carrés ont bondi l’an dernier. Elles ont concerné 59 immeubles, contre 27 en 2007, d’après une étude de l’Agence régionale de développement et le conseil en immobilier DTZ. L’offre devrait encore grossir. Si les livraisons d’immeubles HQE n’ont représenté qu’un quart du marché en 2008, elles pourraient compter pour plus de 44% dès cette année.

Les bénéfices de l’immobilier vert sont toutefois encore difficiles à prouver. Le nombre de bâtiments verts est encore insuffisant pour tirer des conclusions sur leur efficacité financière, pour les investisseurs et les locataires. En se basant sur les études récentes réalisées à ce sujet, CB Richard Ellis évalue le surcoût lié à la construction d’un bâtiment vert entre 2% et 6%. Le supplément de loyer lié aux caractéristiques du bâtiment serait du même ordre. La perception des utilisateurs est un peu plus élevée. La moitié des cinquante entreprises franciliennes interrogée par ARD et DTZ estiment que le surcoût de loyer pour un immeuble HQE est compris entre 5% et 10%. Elles anticipent dans la même proportion une économie de charges de 10% à 15%. Pour CB Richard Ellis, les économies seraient même comprises entre 10% et 50%.

En Ile-de-France, les opérateurs ont surtout misé sur la construction et la gestion du bâtiment pour obtenir la certification HQE. Délaissés pour le moment, les critères de confort et de santé pourraient davantage être pris en compte du fait de l’introduction de la nouvelle norme HQE d’exploitation.

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