Depuis le début du mois d’août, la volatilité implicite se retend

le 20/08/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le mouvement traduit l'embarras des investisseurs sur l'évolution des marchés alors que l'incertitude macroéconomique reste de mise

La saison des résultats des entreprises s’est très bien passée, avec 72 % de membres du S&P 500 ayant annoncé des chiffres supérieurs aux attentes des analystes. Les statistiques économiques confirment que le pire de la récession est derrière nous, à l’image de la France et de l’Allemagne affichant des PIB préliminaires en hausse de 0.3 % au deuxième trimestre. 

Toutefois, alors que la situation s’améliore, les risques qui pèsent sur l’activité économique des prochains trimestres demeurent importants : les bons résultats des entreprises résultent d’une hausse rapide du nombre de chômeurs (hypothéquant ainsi la consommation future) et l’embellie économique a été stimulée par un secteur automobile bénéficiant de la prime à la casse. Or quid de l’après-prime ? 

Enfin, les discours des officiels restent tempérés, soulignant que l’accès au crédit du secteur privé continue à être difficile et que la hausse du chômage pèsera sur la croissance à venir. La sortie de la récession sera donc lente. Ainsi, dans cet environnement les prises de profits importantes sur le marché obligataire ont précédé un rebond significatif du contrat Bund ces derniers jours. 

On notera également que, contrairement au mois précédent, l’amplitude des variations quotidiennes a été beaucoup plus importante, atteignant 152 points (plus de 16 pb) le 7 août.  L’incertitude reste donc plus que de mise et a provoqué à juste titre une hausse de la volatilité implicite (VI). Le ratio puts/calls (pondéré par le véga) du Bund à parité souligne bien l’embarras des investisseurs quant à l’évolution à venir des marchés. Il semble plus que jamais opportun de profiter de toute baisse de la VI pour se protéger à moindre coût. 

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