La chute des prix de l’immobilier résidentiel américain perd en intensité

le 29/04/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Si le recul affecte encore la totalité des vingt métropoles, certains acheteurs profitent de la baisse des taux pour revenir sur le marché

L’évolution des prix de l’immobilier résidentiel aux Etats-Unis semble marquer une inflexion dans la tendance. L’indice composite Case-Shiller sur les vingt principales agglomérations américaines, publié par Standard & Poor’s, a certes poursuivi sa chute en février avec un recul de 2,2 % sur un mois, légèrement supérieure au consensus. Depuis leur sommet de juillet 2006, les prix ont désormais plongé de 30,7 % et la totalité des métropoles a enregistré ce recul entre décembre et février. Sur un an, la dépréciation des prix de 18,6 % apparaît toutefois conforme aux attentes et légèrement inférieure au record de 19 % atteint le mois précédent. 

Surtout, « pour la première fois depuis seize mois, il n'y a pas eu de nouvelle baisse record de l'indice composite sur un an », souligne David M. Blitzer, président du comité des indices de Standard & Poor's, en ajoutant avoir noté une décélération du rythme de la contraction dans certaines régions. Si Phoenix, Las Vegas et San Francisco continuent d’enregistrer des replis annuels supérieurs à 30 %, Dallas, Denver et Boston enregistrent ainsi un recul de respectivement 4,5 %, 5,7 % et 7,2 %. 

Alors qu’on considère chez Natixis que le moratoire temporaire sur les expulsions a pu contribuer à cette légère amélioration malgré l’importance des stocks d’invendus et la détérioration du marché de l’emploi, « le niveau plus abordable des prix commence à attirer certains acheteurs qui bénéficient de taux d’intérêt historiquement bas », estime pour sa part Anna Piretti, économiste chez BNP Paribas. « Il va falloir attendre quelques mois pour juger de la pérennité de cette évolution », conclut David M. Blitzer.

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