Les bancaires aident à détendre la volatilité implicite de l'Euro Stoxx 50

le 06/08/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

En l’absence de choc exogène, ce mouvement devrait perdurer, à l'instar de la volatilité réalisée

Après un bref pic au dessus de 30 % début juillet, la volatilité implicite (VI) 90 jours de l’Euro Stoxx 50 s’est de nouveau apaisée. La saison des résultats étant bien entamée, l’environnement est plus propice aux intervenants pour vendre des options et par conséquent entretenir la baisse de la VI.

De plus, le regain de tension constaté jusqu'à mi-juillet sur la volatilité réalisée de l’indice, dans un marché temporairement baissier, est maintenant bien derrière nous. En valeur absolue la variation quotidienne moyenne de l’Euro Stoxx 50 sur un mois atteignait 1,6 % mi-juillet, soit une volatilité réalisée annualisée de 25 %, contre 1,2 % début août ou 19 % annualisée. De surcroît, l’écart entre plus hauts et plus bas de l’indice en journée s'est comprimé, atteignant 1,8 % durant la deuxième quinzaine de juillet, contre 2,1 % pour la première.

Cet apaisement des variations réalisées trouve, entre autres, sa source dans la baisse de l'élasticité des valeurs bancaires aux mouvements de marché. Cela est révélé par la chute du bêta 3 mois du Stoxx Banks face à l’Euro Stoxx 50, de 1,70 fin mai, à 1,20. Les explications sont nombreuses, telles que les bons résultats ou la recapitalisation du secteur. Enfin, le bilan des banques peut être considéré comme une collection d’actifs, d'où une volatilité reflétant celle du marché. Or, les valeurs bancaires représentent 21 % de l’Euro Stoxx 50, et en sont le principal secteur.

S’instaure donc un cercle vertueux. Un environnement d’apparence plus sûr plaide alors pour une évolution moins frénétique des titres bancaires. En l’absence de choc exogène, la détente de la VI des indices actions peut donc se poursuivre, à l'instar de la volatilité réalisée.

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