La baisse des stocks de brut soutient le cours de l'or noir

le 11/06/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le prix du baril a dépassé hier à New York la barre des 71 dollars, bondissant au plus fort de la séance de 2,54 % à un record de 71,79 dollars

Le retour tonitruant de l'appétit pour le risque des investisseurs sur le marché du pétrole continue d'être nourri par les statistiques. Suite à une baisse plus forte que prévu des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, le prix du baril a dépassé hier à New York la barre des 71 dollars pour la première fois depuis septembre, bondissant au plus fort de la séance de 2,54 % à un record de 71,79 dollars le baril. Un mouvement qui porte la hausse du cours de l'or noir à 111 % depuis la mi-décembre.

A l’issue de la semaine clôturant le 5 juin, les stocks ont baissé de 6 millions de barils, selon l’Institut américain du pétrole, contre 400.000 barils anticipé par les analystes. Cette tendance baissière a été confirmée par le département de l'Energie américain qui a relevé à l'issue de la même semaine, une chute inattendue de 4,38 millions de barils à 361,6 millions des stocks. Le consensus tablait lui sur une hausse de 100.000 barils.

Par ailleurs, mardi, l'Agence américaine d'information sur l'énergie a, elle, relevé de 10.000 barils par jour (bpj) à 83,67 millions bpj sa prévision pour la demande mondiale de pétrole en 2009. Un geste qui, associé à la contraction des stocks, suggère que la demande pourrait avoir atteint un niveau plancher. 

Le potentiel de hausse du baril semble pourtant limité. Alors que sur les marchés des futures, le prix du baril est attendu en décembre à 77,2 dollars, le secrétaire général de l'Opep, Abdullah al-Badri, a récemment déclaré s'attendre à ce que le baril de pétrole brut atteigne 70-75 dollars d'ici la fin 2009. Il n'empêche que l'offre reste sous pression. BP a noté en 2008 une chute de 3 milliards de barils des réserves prouvées de pétrole dans le monde.

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