A la recherche d’économies, les grands groupes s’installent hors de Paris

le 16/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

En conséquence, l’offre de bureaux augmente fortement dans la capitale et les valeurs locatives baissent

Au premier semestre, la demande de bureaux a nettement ralenti en Ile-de-France. Les entreprises, touchées par le ralentissement économique, ont limité leurs projets d’extension. La demande placée a donc chuté de 27 % sur les six premiers mois de l’année, d’après Immostat et IPD. Seules les transactions motivées par la recherche d’économies animent encore le marché. « Le regroupement et la rationalisation restent au cœur des stratégies immobilières des grands utilisateurs », souligne BNP Paribas Real Estate. Une trentaine d’opérations supérieures à 5.000 mètres carrés ont été réalisées au premier semestre. Prisma Presse s’est installé dans l’immeuble Cœur de Seine à Gennevilliers sur près de 24.000 mètres carrés et GDF a pris 23.000 m² dans Europe Avenue à Bois-Colombes. Ces deux opérations ont compté pour 80 % de l’activité dans la zone Boucle de Seine sur le semestre. 

La recherche de volumes importants pour un coût mesuré pousse progressivement les grands groupes hors de Paris. D’ici la fin de l’année prochaine, la capitale devrait souffrir de libérations importantes, notamment de la part de GDF Suez, LCL et BNP Paribas. A Paris, l’offre à un an est passée de 815.000 m² en juin 2008 à 1,2 million de mètres carrés. Le taux de vacance s’élève à 4,6 % contre 3,1 % il y a un an. 

L’augmentation de l’offre et le recul de la demande poussent les loyers vers le bas. Dans le quartier central des affaires de Paris, ils ont baissé de 8 % depuis le début de l’année. « Actuellement, près de la totalité des transactions de ce secteur bénéficient de mesures d’accompagnement, précise le département recherche de BNP Paribas Real Estate. Celles-ci peuvent atteindre jusqu’à 25 % du loyer facial pour des baux longs ».

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