Les investisseurs institutionnels sont de plus en plus friands de la gestion ISR

le 07/05/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les encours de fonds ISR détenus par les «zinzins» ont crû de 38% l’an dernier, à 182 milliards d’euros, contre seulement 12% en 2013.

L’investissement socialement responsable (ISR) se fait progressivement une place au soleil au sein des investisseurs institutionnels français. Selon les chiffres dévoilés mercredi par Novethic, pour la première fois en partenariat avec le Forum pour l’investissement responsable (FRI), l’encours de fonds ISR détenus par les institutionnels a enregistré une accélération de sa croissance entre 2013 (+12%) et 2014 (+38%), pour atteindre 182 milliards d’euros l’an dernier.

«Les moteurs de la croissance de l’investissement responsable français sont les assureurs, qui détiennent deux tiers des encours», note Novethic. La filiale à 100% de la Caisse des dépôts souligne néanmoins que les fonds clés en main proposés par la gestion collective souffrent, avec un encours en baisse de 3% l’an dernier, au profit de la gestion déléguée via des mandats, qui bondit de 58% à 118,3 milliards d’euros (voir graphique). «Les investisseurs institutionnels assument leur rôle de prescripteurs [en définissant] leurs politiques dans des mandats dédiés», se réjouit Novethic. Malgré une croissance de 9%, à 40,9 milliards d’euros, la part détenue par les particuliers s’est à l’inverse diluée de 22% à 18,3%, contre près d’un tiers il y a trois ans.

Au-delà de l’univers des fonds ISR stricto sensu, l’intégration plus ou moins rigoureuse de critères ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance) dans la gestion financière classique se renforce également, avec une hausse de 22% à 356 milliards d’euros d’encours. «Ces démarches séduisent les investisseurs, en particulier les assureurs, qui souhaitent utiliser l’analyse ESG mais pas de façon aussi systématique que pour un fonds ISR», décrypte Novethic.

L’ISR se fait sa place parmi les «zinzins» français. Illustration L’Agefi.
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L’ISR se fait sa place parmi les «zinzins» français. Illustration L’Agefi.

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