Lombard Odier IM se lance sur le segment porteur des ETF

le 31/03/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le gérant d’actifs suisse s’est associé à un spécialiste des produits indiciels cotés pour lancer une gamme obligataire «smart bêta» cotée à Londres.

Lombard Odier IM s’engouffre à son tour dans le segment des fonds indiciels cotés (ETF). Le gérant d’actifs suisse a annoncé lundi s’être associé avec ETF Securities pour lancer une gamme d’ETF obligataires «smart bêta». «Ils bénéficieront de l'expertise de Lombard Odier IM dans la gestion obligataire fondamentale et de la compétence reconnue d'ETF Securities dans la gestion de produits et la couverture du marché secondaire», souligne le gérant dans un communiqué.

Jusqu'à présent, les stratégies obligataires de Lombard Odier IM basées sur son approche fondamentale n'étaient disponibles que sous la forme d’OPCVM classiques. «Dans la gestion passive obligataire, l’approche traditionnelle consiste à prêter aux sociétés les plus endettées», pointe le directeur général de Lombard Odier IM, Hubert Keller, en référence à la réplication habituelle par pondération des encours des indices obligataires. La société de gestion propose d’appliquer des filtres (dette sur PIB d’un Etat, flux de trésorerie d’une société,…) pour optimiser au mieux les pondérations et donc l’équilibre risque/rendement.

D’ici à la mi-avril, trois produits seront listés à la Bourse de Londres pour proposer des expositions globales aux obligations d’Etat ou aux obligations d’entreprise, ou encore aux entreprises européennes. La gamme sera complétée en mai par deux ETF dédiés respectivement à la dette des Etats européens et la dette en monnaie locale des pays émergents. Cette gamme obligataire permettra à ETF Securities d’enrichir son offre, pour l’heure essentiellement centrée sur les matières premières, les devises et les actions.

L’annonce de Lombard Odier IM, qui précise que ces ETF seront distribués par l'intermédiaire de gérants de patrimoine, de conseillers financiers et de plates-formes d’investissement, s’inscrit dans un contexte de remise en cause de la gestion active, du moins de certains gérants, dont les frais élevés sont de plus en plus décriés.

«Les investisseurs (…) pourront utiliser cette nouvelle gamme comme des composants ‘core’ simples, efficaces et à faible coût pour construire une première allocation», souligne d’ailleurs Lombard Odier IM. Après une année 2014 très dynamique, notamment en France, le marché européen des ETF pourrait croître de 15 à 20% cette année, selon la filiale de gestion de Deutsche Bank. Les ETF représentaient 3,3% du volume total des fonds en Europe fin 2014.

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