La BCE étudierait un QE de 500 milliards d'euros

le 09/01/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Les membres du conseil des gouverneurs ont étudié le 7 janvier plusieurs options pour un programme d'achats de dettes souveraines (QE) qui pourrait aller jusqu'à 500 milliards d'euros, selon l'agence Bloomberg. L'une des options prévoit l'achat de titres notés seulement AAA, l'autre de dettes souveraines notées au moins en catégorie investisseur (BBB-). Aucune décision n'a été prise lors de cette réunion, en attendant celle du 22 janvier.

La BCE planche également sur le système de mutualisation des risques au sein de l'Eurosystème. Selon Reuters, l'une des options à l'étude prévoit que la BCE procède elle-même à une partie des achats de dettes et qu'en cas de défaut, le risque soit partagé entre les banques centrales nationales au prorata de leur part dans son capital. Le reste des achats serait réalisé par les banques centrales nationales, chacune assumant les risques associés à ses propres achats.

La dette publique grecque rachetée par la Banque centrale européenne pour aider Athènes pendant la crise ne peut pas être restructurée, a par ailleurs déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, dans un entretien à France 24 que la chaîne devait diffuser vendredi. «Ce serait illégal et contraire aux traités de rééchelonner une créance de la banque centrale sur un Etat. Je crois que les traités européens sont très clairs là -dessus», affirme-t-il.

Prié de dire si l'approche des élections grecques et l'éventualité d'une victoire de Syriza fournissaient à la BCE des arguments supplémentaires pour lancer un QE, Benoît Coeuré a répondu: «Non, ça n'a pas de rapport. Les décisions de politique monétaire, elles sont pour l'ensemble de la zone euro et la Grèce est une toute petite partie de la zone euro. Donc ce sont vraiment deux discussions différentes». Le responsable a souligné que les spéculations sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro n'avaient «aucun sens». «Personne ne travaille en ce moment sur une sortie de la Grèce, que les choses soient claires», a souligné Benoît Coeuré. 

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