Le Panel Crédit se montre toujours plus optimiste pour la classe d'actifs

le 05/01/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Seuls deux gérants sont neutres. Pour la première fois, le Panel détaille les préférences d'investissement par grande catégorie d'émetteur et de dette.

Tout change et rien ne change pour les panélistes crédit. Comme en 2014, les gestionnaires restent très positifs sur les perspectives de la classe d’actifs dans un environnement de taux toujours très bas, et ils la surpondèrent dans leurs portefeuilles. Un pari que l’on ne peut isoler de la perspective d’un programme d’assouplissement quantitatif massif en zone euro. «Les spreads de crédit bénéficieront des programmes de rachats d’actifs de la BCE, déjà mis en place et à venir», estimaient mi-décembre les stratégistes crédit de Natixis dans leurs perspectives 2015.

L’année qui s’ouvre enregistre cependant une nouveauté dans le Panel Crédit de L’Agefi: les préférences d’investissement en termes de catégorie d’emprunteurs – entreprises financières ou non financières – et de type de dette – senior ou subordonnée – y sont pour la première fois détaillées.

A une écrasante majorité, les panélistes surpondèrent le crédit. Seuls deux d’entre eux, Axa IM et CM-CIC AM, sont revenus ce mois-ci à une position neutre, alors que Swiss Life AM et Allianz Global Investors, neutres en décembre, ont rejoint le consensus. La neutralité sur les perspectives de spread ne convainc plus que deux maisons: CM-CIC AM, qui a là aussi révisé ses vues à la baisse, et Neuflize OBC, comme le mois dernier. En revanche, cinq autres gérants ont adopté une vision positive de l’évolution des spreads pour le mois de janvier: Allianz GI et Swiss Life AM, là encore, ainsi qu’Axa IM, Groupama AM et Nordea Investment Funds.

Le consensus est moins monolithique si l’on s’intéresse au secteur et au type de dette privilégiés. Entre les signatures financières et non financières, le cœur des panélistes balance, chaque catégorie ayant le même nombre de partisans (sept). Certaines maisons, comme Edmond de Rothschild AM, Groupama AM et la Banque Postale AM, n’ont pas de préférence marquée entre les deux catégories. C’est également le cas de Schroders, qui investit actuellement 31% de son portefeuille dans la dette financière. Enfin, Natixis AM ne souhaite pas communiquer sur ces données que le gérant juge confidentielles.

L’appétit pour le risque et pour le rendement de certains gérants se lit également dans le nombre de partisans de la dette subordonnée. Ils sont huit à privilégier les titres juniors, un de moins que les panélistes privilégiant la dette senior. Schroders, à nouveau, ne revendique pas de préférence marquée, mais sous-pondère actuellement la dette financière senior au bénéfice des titres lower tier 2.

La combinaison de ces nouveaux critères permet donc de distinguer des stratégies d’investissement bien marquées, au-delà du consensus quasi général sur l’attrait du crédit. Amundi, BNP Paribas IP ou encore Lazard Frères Gestion montrent de l’appétit pour les dettes financières subordonnées, tandis que Candriam, CPR AM et M&G ont fait de la dette corporate senior leur cible.

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