La hausse des prix sur le marché immobilier résidentiel britannique ralentit en fin d'année

le 31/12/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Elle est de 7,2% sur un an. Les prises de position de la Banque d'Angleterre cet été ont pu contribuer à ralentir l'augmentation des prix.

L’activité sur le marché immobilier britannique a ralenti en fin d’année alors que la peur d’une surchauffe avait forcé la Banque d’Angleterre (BoE) à imposer des restrictions sur la distribution des prêts immobiliers cet été.

Selon l’indice publié par Nationwide, les prix des maisons ont augmenté de 0,2% en décembre, sur un mois, soit moins que le mois précédent (0,3%). Pour le quatrième mois consécutif, la croissance des prix sur un an a ralenti. Même si elle est de 7,2% en décembre, elle est aussi inférieure à celle de 2013 qui était 8,4%. «Le ralentissement des prix de l’immobilier est surprenant compte tenu de l’amélioration constante de l’emploi, de l’accélération de la croissance des salaires et du niveau toujours très bas des prêts hypothécaires», réagit le chef économiste de Nationwide, Robert Gardner.

Cet été, de peur que l’endettement immobilier des ménages ne pèse sur leurs dépenses et sur la solidité des banques, le comité de politique financière (FPC) de la BoE a adopté des mesures macro-prudentielles. Les banques doivent désormais tester la capacité de remboursement des ménages en fonction d’une hausse des taux de 3 points de pourcentage. Au maximum, 15% de leurs nouveaux prêts peuvent être supérieurs à 4,5 fois le revenu annuel de l’emprunteur. Ces prêts ne peuvent par ailleurs plus bénéficier du programme d’accès à l’immobilier «Help to Buy».

Si les restrictions imposées sur la distribution de prêts risqués se voulaient plutôt préventives, la BoE estime dans son dernier rapport sur la stabilité financière que «le signal envoyé par les autorités en s’inquiétant publiquement du marché pourrait avoir encouragé les prêteurs et les emprunteurs à se détourner des prêts immobiliers à haut risque». L’introduction au printemps de nouvelles règles pour les prêteurs par la Financial Conduct Authority (Mortgage Market Review) pourrait aussi avoir débouché sur une restriction des conditions de crédit tout comme l’anticipation cet été d’une augmentation des taux d’intérêt.

«Si le contexte économique continue de s’améliorer comme nous et la plupart des prévisionnistes le prédisent, l’activité sur le marché immobilier pourrait reprendre des couleurs dans les prochains mois», assure l’économiste de Nationwide, Robert Gardner. La réforme de la taxe sur l’achat de logement annoncée cet automne par le gouvernement (Stamp Duty Land Tax) pourrait  également soutenir l’activité.

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