L'IASB veut dialoguer davantage avec les investisseurs

le 03/12/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le normalisateur comptable international a signé un partenariat pour mieux communiquer avec une dizaine de groupes représentants du buy-side.

Le normalisateur comptable international souhaite que les investisseurs participent plus activement à l’élaboration des normes IFRS. Il a officialisé hier un partenariat avec dix grands gérants, dont Allianz Global Investors, Fidelity et BlackRock afin de développer des liens plus étroits.

L’IASB dit s’être «toujours intéressé aux vues des professionnels du buy-side et du sell-side au cours du processus d’élaboration des normes». Les IFRS ont été adoptées dès 2005 en Europe pour rendre comparables les états financiers et sont désormais utilisées dans plus de cent pays dans le monde. Cependant, «la relation

avec le buy-side doit être élargie. Elle peut aussi être plus structurée pour devenir plus efficace», souligne l’organisation.

Les représentants des sociétés signataires du partenariat se sont engagés à dialoguer de façon régulière avec les membres de l’IASB. Ils promettent aussi d’encourager les analystes financiers et les gérants de portefeuilles à s’exprimer sur l’information financière dont ils auraient besoin. L’IASB s’engage de son côté à communiquer davantage avec les investisseurs pour expliquer les normes, par exemple en publiant des synthèses dédiées ou en donnant accès à ses experts.

Fidelity Worldwilde Investment fait partie des investisseurs qui ont répondu à la consultation lancée cet été par la Commission européenne pour évaluer les avantages et les inconvénients des normes IFRS ainsi que le bien-fondé de leur processus d’adoption. Le gérant américain assure que la comparabilité des états financiers des entreprises s’est «significativement améliorée» dans l’Union européenne depuis que les normes internationales y ont été adoptées. Il estime aussi que les états financiers sont «en général» plus faciles à comprendre aujourd’hui.

La Fédération européenne des analystes financiers est plus nuancée : «les états financiers sont peut-être devenus plus difficiles à comprendre du fait de la complexité croissante des normes IFRS et du fait de la quantité significative d’information qui est donnée dans les notes», écrit-elle.

L’association européenne des investisseurs de long terme, qui regroupe des institutions comme la Caisse des dépôts, est plus critique. Si, à ses yeux, l’adoption des IFRS a augmenté la quantité et la qualité des informations disponibles pour les investisseurs, les états financiers en IFRS sont «difficiles à comprendre», notamment pour les instruments financiers.

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