La chute des marchés actions s’étend aux Etats-Unis

le 16/10/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les investisseurs ont mal réagi aux annonces décevantes survenues hier. La baisse des marchés a toutefois été amortie en fin de journée.

Après un plancher annuel atteint vendredi dernier sur les marchés européens, la défiance vis-à-vis des actions a traversé l’Atlantique. L’indice S&P 500 a égalé hier sa plus grosse chute en journée depuis 2011, en perdant jusqu’à 3% pour effacer ses gains depuis le début de l’année. Autre signe de nervosité, l’indice de volatilité VIX a crû de 15,2% hier.

Alors que les craintes de déflation sur le Vieux Continent ont convaincu les investisseurs que les valorisations des sociétés européennes n’étaient pas justifiées, plusieurs indicateurs ont également déçu aux Etats-Unis.

La baisse de 0,3% des ventes au détail en septembre, annoncée hier par le département du Commerce, a surpris. Les économistes anticipaient en effet un recul moins prononcé (de -0,1%), après une hausse confirmée de 0,6% en août. Pire, alors qu’elles étaient attendues en hausse de 0,4% (comme au mois précédent), les ventes hors automobile, essence, matériaux de construction et services alimentaires ont baissé de 0,2%.

D’autres indicateurs renvoient à un sentiment identique. Les stocks des entreprises américaines ont augmenté moins que prévu en août et les prix à la production ont reculé en septembre pour la première fois depuis plus d’un an. L’espoir n’est pas non plus venu de Chine: la hausse des prix à la consommation y a atteint son plus bas niveau depuis 5 mois.

Le message délivré par la Fed dans son Livre beige n’a pas suffi. La Réserve fédérale y indique que les entreprises sont «en général optimistes» dans un contexte où l’activité économique continue de croître à un rythme «modeste, voire modéré». Les économistes de Goldman Sachs ont par exemple révisé hier leurs prévisions pour les Etats-Unis. Ils anticipent une croissance du PIB de 3,2% en rythme annualisé pour le troisième trimestre, contre 3,5% précédemment, et de 3% au quatrième, au lieu de 3,25%.

Toutefois, les cours se sont repris peu avant la clôture des marchés américains, laissant supposer que certains estiment la défiance exagérée. Le Dow Jones a clos en baisse de 1,06%, le S&P 500 recule finalement de 0,8%, le Nasdaq de 0,28%, tandis que le Russel 2000 (consacré aux entreprises de taille moyenne) s’adjuge même 1%.

Pendant ce temps, les marchés européens ont continué à dégringoler. L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 3,2% hier, dans la foulée des principales places du continent: le FTSE MIB italien a plongé de 4,4%, l’Ibex 35 et le CAC 40 de 3,6%, le DAX de 2,9% et le FTSE 100 de 2,8%.

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