Les CGPI reprennent confiance en l'avenir mais restent prudents sur l'Euro-croissance

le 11/09/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

BNP Paribas Cardif juge que la profession n'a pas anticipé ce nouveau contrat malgré une demande qu'il juge élevée, selon un sondage TNS Sofres

Le moral des CGPI est au beau fixe. 81% des conseillers en gestion de patrimoine indépendants estiment que leur profession se porte plutôt bien (78%), voire très bien (3%), selon le baromètre annuel de TNS Sofres pour le compte de l’assureur BNP Paribas Cardif (fournisseur de produits à ces intermédiaires). L’an dernier, ils étaient seulement 68% à partager cette opinion.

Le degré de confiance des CGPI retrouve son niveau de 2009-2010, grâce à une meilleure perception de la situation financière actuelle et à une hausse de la collecte. Celle-ci a atteint en moyenne 3 millions d’euros par CGPI l’an dernier, contre 2,5 millions en 2012. 57% des 502 professionnels interrogés anticipent une poursuite de la hausse de leur chiffre d’affaires, même si 70% d’entre eux la jugent modérée.

«On est sortis de l’attentisme fiscal (des épargnants, ndlr)», estime Jean-Christophe Boccon-Gibod, responsable du développement commercial du réseau Cardif et partenaires. Pourtant spécialistes des produits de défiscalisation, les CGPI «n’ont pas encore en tête l’Euro-croissance, ils sont en retrait», regrette le représentant de BNP Paribas Cardif. Selon lui, les assureurs manquent de cohésion sur ce nouveau produit. Officialisé le week-end dernier par décret, il offrira une garantie du capital à terme contre une prise de risque plus élevée qu’avec un fonds en euro.

Pourtant, 62% des clients des CGPI déjà détenteurs d’une assurance vie seraient prêts à investir dans l’Euro-croissance, selon TNS-Sofres. Ils étaient seulement 37% l’an dernier. A l’inverse, les clients potentiels (prospects), qui représentent 95% des Français détenant au moins 75.000 euros de patrimoine financier, sont seulement 39% à déclarer un intérêt pour le produit, compte tenu de leur profil de risque plus prudent. Dans les deux catégories, les personnes intéressées sont prêtes à consacrer à l’Euro-croissance un quart de leur assurance vie. Une aubaine pour BNP Paribas Cardif qui revendique déjà 500 millions d’euros d’encours sur son contrat euro-diversifié, commercialisé depuis deux ans et proche de l’eurocroissance.

Malgré leur bonne image auprès de 90% des clients, les CGPI doivent améliorer leur communication auprès des prospects. 57% de cette cible n’a jamais entendu parler de ces intermédiaires financiers. Les prospects comme les clients jugent par ailleurs que les principaux freins au recours à un CPGI sont les questions sur la pérennité de leurs structures et des frais jugés excessifs.

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