Le marché immobilier parisien débute l'année avec une transaction record

le 27/01/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Risanamento a annoncé vendredi la cession de l'ensemble d'un portefeuille d'immeubles, dont le 50 avenue Montaigne, pour 1,225 milliard d’euros

Attendue depuis quelques mois, la cession de l’ensemble du portefeuille immobilier parisien de Risanamento a finalement été officialisée vendredi. Le promoteur italien a en effet indiqué hier dans un communiqué que son conseil d’administration avait accepté la proposition de rachat de 1,225 milliard d’euros faite par deux sociétés: Chelsfield Partners et The Olayan Group.

Il s’agit d’une des plus grosses transactions réalisées sur le marché parisien depuis 2007. Si la mairie de Paris ne fait pas usage de son droit de préemption, le duo d’investisseurs mettra ainsi la main sur un portefeuille de quelque 76.500 m² composé de neuf actifs, principalement de bureaux et de commerces basés uniquement à Paris intra muros. Au sein du portefeuille, on retrouve des actifs prestigieux tels que le 50 avenue Montaigne, siège de la banque 1818, ainsi que l’immeuble Actualis composé de 20.000 m² de bureaux et de commerces situé rue de la Chaussée d’Antin et boulevard Haussmann.

Les fonds ainsi levés permettront à Risanamento, conseillé par le cabinet d'avocats Clifford Chance, de toucher 230 millions d’euros après remboursement de sa dette contractée sur les actifs cédés, et de dégager une plus-value d'environ 280 millions. Le fondateur du groupe, Luigi Zunino, rétrogradé en 2009 au rang d'actionnaire minoritaire, avait présenté en juin dernier une offre de reprise de la société qui valorisait le portefeuille français à 1,33 milliard d'euros. L’action progressait de près de 8% à la Bourse de Milan à la suite de l’annonce, pour atteindre 0,237 euro. Elle a fortement rebondi depuis son plus bas de 0,08 euro atteint en janvier 2012.

Derrière ce rachat plane l’ombre du bras financier du fonds souverain du Qatar (Qatar Holding) comme relayé l’été dernier par la presse italienne. L’un des acquéreurs, Chelsfield Partners, est certes un groupe d’investissement basé à Londres où il y détient un portefeuille de centres commerciaux, immobiliers de bureaux et de projets d’aménagements à usages multiples, mais compte au premier rang de ses dirigeants les responsables du développement industriel, des fusions et acquisitions et des investissements immobiliers internationaux au sein du fonds souverain. Quant au directeur général du groupe, il s’agit de Lubna Olayan qui a donné son nom au partenaire de Chelsfield Partners dans l’opération, un conglomérat saoudien.

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