Londres confirme sa solidité en Europe

le 16/01/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les transactions à Londres ont progressé de 30% l'année dernière, alors que Paris, Munich et Francfort ont vu leurs volumes reculer

Le marché de l’immobilier de bureaux européen connaît des évolutions contrastées. Paris a vu le volume de ses transactions réduit de 7% à 1,57 million de m² à fin décembre sur douze mois glissants par rapport à fin septembre. Une tendance que l’on retrouve également outre-Rhin avec un recul des volumes de 3% à Munich et de 9% à Francfort. Les transactions sont ainsi en chute de 15% à Francfort sur 2013 par rapport à 2012. A Munich, le recul atteint près de 16% sur un an et 32% sur deux ans. Une baisse à relativiser, selon Julien Scarpa, analyste en marchés des bureaux européens chez BNP Paribas Real Estate, qui met en avant que les niveaux de 2013 restent proches de leur moyenne de long terme.

Parallèlement, Madrid semble avoir touché son point bas en 2012. A 365.213 m² sur l’ensemble de l’année 2013, le volume de transactions de bureaux sur le marché madrilène affiche un rebond de 44% par rapport à ses plus faibles niveaux historiques de 253.000 m² enregistrés en 2012, et revient ainsi à un niveau proche de ceux de 2010. Les niveaux atteints en 2013 restent loin du record de 960.000 m² atteint en 2007 au sommet de la bulle immobilière espagnole, et ont été portés par trois grandes transactions exceptionnelles d’un volume cumulé de plus de 100.000 m². En outre, le taux de vacance a poursuivi sa progression pour atteindre un record de 16% fin 2013.

Porté par le fort rebond de l’activité britannique, le marché londonien reste le plus solide avec une hausse des volumes de 30% en 2013, à 1,2 million de m². Les géants de l’informatique et d’internet ont dynamisé le marché, avec même un léger rebond du secteur financier, précise Julien Scarpa.

Marché de l’immobilier de bureaux européen.
ZOOM
Marché de l’immobilier de bureaux européen.

A lire aussi