«Nous continuerons de privilégier le cross-over avec une duration de 2 ans»

le 13/01/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Samir Bederr, responsable de la gestion crédit & convertibles à La Banque Postale Asset Management

- L'Agefi : Peut-on s’attendre à une nouvelle année 2014 de surperformance pour le cross-over ? 

- Samir Bederr : Le cross-over, défini comme l’ensemble des émissions comprises entre BBB+ et BB-, a connu une année 2013 très faste. Cet élan positif devrait, selon nous, se poursuivre en 2014 pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la présence de fortes liquidités en quête d’investissement, entraînant une recherche de rendement absolu, ne semble pas se démentir. D’autre part, les taux de défaut attendus du high yield, autour de 3%, restent sur des niveaux historiquement bas. Le refinancement des émetteurs plus spécifiquement high yield, ne semble pas se poser jusqu’en 2015 au moins. D’autre part, le risque spécifique est plus présent dans cette classe d’actifs que le risque global de marché (systémique ou sectoriel par exemple). Cela permet, dans une certaine mesure, de se prémunir contre la menace de hausse des taux qui sera présente en 2014 (tapering de la Fed, puis remontée des taux directeurs).

- Quelle est votre stratégie dans ce contexte ?

- En 2014, nous continuerons de privilégier le cross-over avec une duration assez courte, autour de 2 ans. Tout en gardant un rating moyen de BBB-, il nous semble possible de produire un retour sur investissement de 3,5-4%. Nous favorisons, entre autres, les banques, qui ont l’obligation de renforcer leur capital et leurs liquidités sous la contrainte de leur régulateur. Nous analysons la structure de capital de celles-ci pour optimiser nos investissements. Mais avant tout, chaque histoire de crédit est spécifique, et analysée en détails au niveau des fondamentaux et de la structuration du titre.

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