«La composante spread de crédit demeure attractive»

le 18/11/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Philippe Berthelot, directeur gestion crédits de Natixis Asset Management

- L'Agefi : Comment expliquer le rebond du marché primaire le mois dernier?

- Philippe Berthelot : Les trois facteurs d’incertitude majeurs de la rentrée - début du ralentissement des rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine («tapering») ou non, situation politique tendue en Italie, plafond de la dette américaine - ayant rapidement disparu, on assiste à un grand nombre d’émissions primaires et ce, grâce à un regain de visibilité. Elles sont en moyenne au nombre de quatre à cinq par jour, avec un niveau de sursouscription entre deux et quatre fois, tous marchés confondus (catégorie investissement, high yield et convertibles). Elles trouvent rapidement preneurs: la majorité des investisseurs ayant encore beaucoup de liquidités à investir.

- Quelle est votre stratégie dans ce contexte?

- La composante spread de crédit demeure attractive même si le rendement total est lui à un niveau historiquement bas. Nous demeurons surpondérés sur la classe d’actifs d’ici à la fin de l’année. La «japonisation» de l’économie européenne achève sa troisième étape avec une croissance très faible et une désinflation massive: avec une inflation au plus bas depuis quatre ans et ce, malgré d’importantes liquidités injectées dans le système, on ne peut que s’interroger sur la pertinence des voies utilisées. L'année 2014 ne devrait pas être un bis repetita de 1994.Tout portage marginal est le bienvenu dans ce contexte…

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