La croissance chinoise continue à marquer le pas au deuxième trimestre

le 16/07/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le PIB a progressé de 7,5%. La nouvelle équipe dirigeante souhaite tourner la page de la croissance tous azimuts et de l'excès de liquidité

La Chine à la recherche d'un nouveau souffle ? Force est de constater que la croissance a une nouvelle fois marqué le pas au deuxième trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 7,5% alors que l'an dernier à la même époque, la croissance était ressortie à 7,7%. Sur les dix derniers trimestres, elle a reculé neuf fois. Les nouveaux dirigeants chinois, le président Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang, souhaitent en effet tourner la page de la croissance tous azimuts des trois dernières décennies pour recentrer l'économie sur la demande intérieure.

Selon Sheng Laiyun, porte-parole du Bureau des statistiques, les conditions sont réunies pour que la Chine atteigne son objectif de 7,5% de croissance en 2013. «Certaines mesures, notamment la campagne renforcée de limitation de la propriété, de nouvelles règles pour lutter contre le recours abusif aux fonds publics et la fin de certaines politiques de stimulation auront inévitablement un impact sur la croissance à court terme, mais elles seront bénéfiques à terme pour notre économie», a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Pékin s'est abstenu de mener une politique de relance cette année, privilégiant une croissance plus lente mais liée à la consommation plutôt que d'encourager l'investissement financé par la dette. La People's Bank of China a limité en juin ses injections de liquidités dans un marché tendu, des tensions qui ont fait monter les taux de financement au jour le jour à près de 30% le 20 juin, un avertissement clair aux banques invitées à contrôler les crédits risqués. «La banque centrale chinoise est réticente à offrir de la liquidité pas chère. Le resserrement de la liquidité constitue un facteur négatif qui pèsera sur la croissance chinoise», selon Bei Xu, économiste Asie chez Natixis, mais les choses pourraient changer, surtout si le marché du travail commence à montrer des signes de faiblesse susceptibles d'alimenter des tensions sociales.

Apparemment soucieuse de rassurer des marchés préoccupés par un resserrement de sa politique monétaire, la Banque populaire de Chine a déclaré dimanche 14 juillet dans un communiqué qu'elle «utiliserait un mélange de taux et de politique quantitative pour ajuster les liquidités dans le système bancaire et conduire une croissance stable et adaptée de la monnaie, du crédit et du financement social».

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