L'épargne salariale affiche sa solidité à l'aube d'une nouvelle ponction

le 22/05/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les encours ont atteint un record l'an dernier, mais les versements ont baissé de 10%. La loi sur le déblocage exceptionnel passe au Sénat le 28 mai

Menacée d’une nouvelle ponction exceptionnelle au second semestre, l’épargne salariale ne s’est pourtant jamais si bien portée. Les encours ont repris le chemin de la hausse l’an dernier pour s’établir à 94,6 milliards d’euros fin 2012 (+11%), un niveau record. Alors que les fonds investis principalement en actions représentent 50 milliards d’euros, la performance des marchés l’an dernier explique l’essentiel de la hausse.

En termes de collecte, en revanche, le secteur reste à la merci de rachats intempestifs. Tandis que les retraits ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2012, les versements sur des dispositifs d’épargne salariale (participation, intéressement, etc.) ont diminué de 10%, en raison de la baisse des résultats des entreprises. La collecte nette n’est donc que de 500 millions d’euros. Autant dire que toute ponction exceptionnelle, comme celle que le gouvernement veut mettre en place au second semestre pour relancer les ventes d’automobile, pourrait la faire basculer dans le rouge. La proposition de loi permettant le déblocage ponctuel dans la limite de 20.000 euros par bénéficiaire a été votée en première lecture à l’Assemblée et sera discutée au Sénat le 28 mai. En excluant les Perco (6,5 milliards) et les fonds solidaires (2,6 milliards), 85,5 milliards d’euros d’épargne salariale sont couverts par la mesure à fin 2012.

Du côté des gestionnaires, Amundi domine toujours le secteur avec 37,5 milliards d’actifs. Natixis, BNP Paribas et CM-CIC suivent. A noter le retrait assumé d’Axa IM, dont les encours sont passés en un an de 7,2 à 4 milliards après l’arrêt de contrats jugés non rentables. La bascule s'est faite chez Amundi, qui gagne 3 points de part de marché en un an.

L’épargne salariale ne s’est jamais si bien portée.
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L’épargne salariale ne s’est jamais si bien portée.

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