«Nous préconisons de rester sur les actions, essentiellement aux Etats-Unis et au Japon»

le 13/05/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Aymeric Forest, gérant multi-asset chez Schroders

- L’Agefi : Pour quelles raisons continuez-vous à surpondérer les actions?

- Aymeric Forest: Les récents indicateurs économiques confirment un ralentissement. Les politiques d’austérité et une pauvre transmission du crédit ont eu des effets désinflationnistes. Nous nous attendons à un effet temporaire. Les politiques de reflation des banques centrales baissent le coût du capital et contribuent à l’expansion des PER, compensant la faible croissance des bénéfices. La répression financière réalloue les flux monétaires vers les actions et encourage les arbitrages de capital, comme le fait Apple. Dans cet environnement, il faut être sélectif. Nous préconisons de rester sur les actions de qualité, à dividendes élevés et croissants, essentiellement aux Etats-Unis et au Japon où les politiques de relance sont bien en place.

- Le marché obligataire connaît une activité historiquement élevée. Redoutez-vous un atterrissage brutal ?

- Nous excluons pour l’instant une grande rotation car les forces désinflationnistes compensent les forces inflationnistes. Plus de 30% des obligations sont détenues par les banques centrales et les fonds souverains, qui ne devraient pas vendre. Les Etats et les ménages ne se sont pas encore désendettés et les entreprises se refinancent. La corrélation positive entre les obligations et les actions depuis 2010 montre une dépendance aux taux bas. Une hausse des taux serait un dilemme en raison de conséquences politiques et financières dramatiques. Si atterrissage(s) il y a, cela prendra du temps ou ce sera lié à une erreur politique. Il faudra être flexible et s’assurer que le portefeuille a un coussin «rendement» de bonne qualité.

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