Le dérapage de l’endettement en Chine continue d’inquiéter

le 07/05/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le gouvernement chinois a du mal à contrôler l’endettement « informel », qui continue de déraper à la hausse

En Chine, le TSF ou «total social financing» mesure l’ensemble des nouvelles liquidités fournies à l’économie réelle. Or, son évolution continue de perturber les observateurs, après une croissance déjà supérieure à 20% en 2012. Si la croissance des prêts régulés n’a pas dépassé 15% sur un an au 1er trimestre, celle des financements informels, notamment liés aux collectivités locales, dérape à la hausse. La réglementation n’autorisant pas le financement direct des gouvernements locaux, ceux-ci s’endettent au travers de milliers de plates-formes ayant un statut de société, les «local government financial vehicles». Après avoir eu recours aux banques, les LGTV ont fait appel aux émissions obligataires ou aux prêts fiduciaires, souvent de manière peu transparente.

Les nouveaux flux de financements ont progressé de près de 54% sur un an glissant. Certes, le ratio dette/PIB du gouvernement ne dépasse guère 15% et la fourchette la plus haute des estimations pour les collectivités reste en deçà de 40%. Le problème n’est donc pas tant le niveau absolu de la dette que son gonflement trop rapide. Car, du côté des collectivités, les recettes de vente de terrains constituent une part non négligeable des revenus totaux. Leur baisse, liée aux restrictions imposées aux investissements immobiliers, pèse sur les ressources, alors que le ralentissement de la croissance et la relance de projets d’infrastructure suscitent davantage de besoins.

Le contrôle serré exercé par la Chine sur ses banques et ses flux de capitaux lui permet en principe de rééquilibrer son économie, mais la poursuite d’une telle croissance des financements «informels» est porteuse de risques. Ce manque de transparence continuera de peser sur les perspectives des marchés financiers chinois.

nuno.teixeira@schroders.com

 

La poursuite d’une telle croissance des financements «informels» est porteuse de risques
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La poursuite d’une telle croissance des financements «informels» est porteuse de risques

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