Les thèmes fiscaux et budgétaires ont mobilisé le G20 Finances

le 22/04/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les ministres des Finances et banquiers centraux réunis à Washington ont également évoqué le plan d'assouplissement monétaire du Japon

Photo: Andrew Harrer/Bloomberg

Alors qu’une poignée de pays reste encore en retrait aux yeux de l’OCDE (lire ci-dessous), le G20 Finances appelle à une mise en œuvre rapide des recommandations. «Nous devons nous attaquer aux risques posés par l’opacité des personnes morales et des montages juridiques, et encourager tous les pays à prendre des mesures pour s’assurer qu’ils respectent les standards du Groupe d'action financière (GAFI) en ce qui concerne l’identification des bénéficiaires effectifs et propriétaires des personnes morales, d’autres véhicules d’entreprises ou de trusts (…)», peut-on encore lire dans le communiqué.

Les moyens de lutter contre l’évasion fiscale n’ont été qu’un sujet parmi d’autres au menu des discussions. Sur fond de reprise «trop fragile» et «inégale» au niveau mondial, les membres du G20 ont promis de poursuivre une «viabilité budgétaire» mais ils ont été incapables de s’entendre sur de nouveaux objectifs chiffrés de réduction de dette.

«Nous sommes convenus qu’il s’agirait de paramètres souples, en quelque sorte des objectifs stratégiques qui pourraient être amendés ou ajustés en fonction des situations spécifiques des économies nationales», a commenté le ministre russe des Finances Anton Siluanov. La Russie, qui assure la présidence tournante du G20 cette année, espère un accord sur cette question à l’occasion du sommet des chefs d’Etat qui se tiendra début septembre à Saint-Pétersbourg.

L’impact des politiques d’austérité a été débattu, alors que Fitch a privé vendredi la Grande-Bretagne de son triple A en soulignant la détérioration des perspectives économiques et budgétaires du pays. «Nous soutenons clairement la politique [d’austérité]. Nous disons aussi que, si la croissance devait être particulièrement basse, alors il pourrait y avoir un ajustement en ralentissant le rythme [de l’austérité]», a réagi Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

En ce qui concerne le Japon, les représentants du G20 ont donné leur assentiment implicite aux mesures d’assouplissement monétaire destinées à stopper la déflation et à soutenir la demande intérieure. Ils ont néanmoins affirmé qu’ils seraient «attentifs aux effets secondaires indésirables découlant de périodes prolongées d’assouplissement monétaire». Et le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble n’a pas manqué de noter que cette politique ne constituait pas un substitut aux réformes structurelles nécessaires de l’économie nipponne.

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