Mandarine met le cap sur les cinq milliards d’euros d’encours

le 16/04/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le gérant juge indispensable de se diversifier en termes de produits, de clients et d'origine géographique de son fonds de commerce

Mandarine Gestion, qui fête son cinquième anniversaire, ambitionne de rejoindre Comgest et Carmignac au sommet des gérants français indépendants. Porté sur les fonts baptismaux par les incubateurs Next AM et AM Lab, il vise la barre des 5 milliards d’euros sous gestion – un seuil déterminant selon son PDG Marc Renaud, que peu d’acteurs sont parvenus à d’atteindre. Fin 2012, la société cumulait 1,62 milliard d’euros d’encours.

Mandarine doit pour cela se diversifier. «Tous les précédents l’ont montré: passer le cap des 5 milliards exige d’être diversifié dans les clients, les pays et les produits», indique Marc Renaud. Sur le premier point, ses clients se répartissent équitablement entre investisseurs institutionnels et de détail (conseillers en gestion de patrimoine pour 20%, banques privées et multi-gestions).

L’internationalisation commence à porter ses fruits. Après avoir ouvert à Francfort en 2008 et géré entre 40 et 80 millions d’euros bon an mal an, Mandarine affiche désormais 180 millions d’encours en Allemagne, grâce à une collecte de 100 millions réalisée fin 2012. «C’est le marché européen le plus important pour les OPCVM», rappelle le PDG. Le Royaume-Uni, qui ne faisait pas partie des priorités, s’est également illustré grâce au gain de trois mandats: deux confiés par Skandia pour plus de 100 millions d’euros et un troisième de 50 millions. La part des investisseurs internationaux est passée de 15% en 2009 à 30% en 2012.

Historiquement spécialisée dans le stock-picking sur les actions, Mandarine a profité du plan social chez Edmond de Rothschild AM en 2012 pour intégrer les deux gérants à qui la société avait délégué son offre «allocation d’actifs». La diversification des stratégies progressera par capillarité, comme les actions non européennes et les convertibles.

Mais aucune échéance n’a été fixée, l’évolution des marchés conditionnant celle des encours. En témoigne l’année 2012, qui s’est révélée particulièrement volatile et s’est soldée pour une collecte nette de 5 millions. «Nous étions en décollecte de 300 millions d’euros au premier semestre et en collecte de 300 millions au second», précise Marc Renaud. L’exercice 2011 avait été difficile: la collecte nette, d’environ 200 millions, avait chuté de 60% par rapport à 2010. Au premier trimestre 2013, la hausse des marchés s’est poursuivie. Le gérant affirme être en collecte nette de 80 millions d’euros.

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