Le risque de correction des actions est plus élevé aux Etats-Unis qu’en Europe

le 13/03/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les marchés actions européens devraient continuer leur hausse dans les semaines à venir mais leurs homologues américains affichent des signes de surchauffe

Comme anticipé dans nos précédentes chroniques, les marchés actions européens ont poursuivi leur hausse, bénéficiant d’un contexte de «bull market». Dans ce cadre, même si la progression de l’EuroStoxx atteint désormais plus de 14% depuis mi-novembre sans avoir connu de respiration de plus de 5%, l’indice large pourrait continuer sa hausse pour atteindre +18% (performance moyenne historiquement constatée lors d’une phase de hausse d’un «bull market») depuis son point bas d’il y a quatre mois, soit 4% au-dessus des niveaux actuels… avant de corriger plus substantiellement.

Cela est d’autant plus probable que la microéconomie a tendance à s’améliorer très légèrement sur le Vieux Continent. Notre ratio du nombre de révisions à la hausse sur le nombre de révisions à la baisse pour les profits 2013 de l’Euro Stoxx (voir graphique), dont la pente est particulièrement bien corrélée à l’évolution des marchés actions, s’est quelque peu redressé au cours des dernières semaines. Ajouté à l’afflux permanent de liquidités en provenance de la BCE et du reste du monde, ces conditions nous permettent de rester optimistes à court terme sur les marchés actions du Vieux Continent.

Le seul bémol à la poursuite de la hausse des bourses européennes pourrait provenir des Etats-Unis : notre note synthétique pour le S&P500, qui traduit l’excès d’optimisme ou de pessimisme de la part des investisseurs, signale assez clairement une surchauffe de l’indice large américain. Il faut dire que les marchés d’outre-Atlantique atteignent désormais leurs plus hauts historiques, tirés par des bonnes nouvelles sur le front de la macroéconomie et une microéconomie qui se porte légèrement mieux. Notre ratio du nombre de révisions à la hausse sur le nombre de révisions à la baisse pour les profits 2013 du S&P 500 s’est lui aussi quelque peu redressé au cours des dernières semaines, même si les perspectives de chiffres d’affaires ont eu tendance à décevoir.

Au-delà de ces fondamentaux, les marchés actions d’outre-Atlantique ont surtout bénéficié de l’extension du bilan de la Fed, la corrélation entre les deux séries atteignant des plus hauts historiques. Toutefois, l’ensemble de ces paramètres favorables aux actifs risqués américains semble désormais bien intégré dans les cours boursiers du S&P500, qui ne devrait désormais plus tarder à consolider.

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