La Bourse de Hong Kong a souffert d’une pénurie d'IPO en 2012

le 28/02/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Concurrencée par Singapour, la Place a vu ses résultats chuter en deçà des attentes, du fait d’une baisse de 66% des fonds levés grâce aux IPO

La Place de Hong Kong perd de son éclat. Le Hong Kong Exchanges & Clearing (HKEx) a vu son résultat net chuter de 32% sur un an au dernier trimestre de l’année 2012 pour tomber à 864 millions de dollars locaux (85 millions d’euros). Un chiffre bien en deçà du consensus qui prévoyait un recul plus modeste du résultat à 1,1 milliard, et qui traduit la plus mauvaise performance trimestrielle de l’opérateur depuis début 2009. Sur l’ensemble de l’année, le résultat recule de 20% à 4,1 milliards de dollars hongkongais, contre 4,4 milliards prévus par le consensus. En cause: la baisse globale des volumes d’échanges quotidiens sur actions de 23% à 53,9 milliards de dollars locaux, le recul des ventes globales de 8,2% à 7,21 milliards, mais surtout un plongeon de 66% des fonds levés par le biais des introductions en Bourse à 89 milliards.

Hong Kong a reculé au quatrième rang des nouvelles introductions l’an dernier, après avoir caracolé en tête des «league tables» entre 2009 et 2011. La Place souffre notamment de la concurrence avec celle de Singapour qui occupe un espace croissant. Dernière manifestation en date: l’introduction du groupe d’investissement immobilier chinois Mapletree pour un montant qui pourrait atteindre 1,3 milliard de dollars, avec un prix de 0,93 dollar singapourien par titre dans le haut de la fourchette initiale. Il s’agirait ainsi de la plus importante IPO sur le continent asiatique depuis le début de l’année et de la troisième plus importante de l’histoire de la Place de Singapour, dans un marché mondial qui reste en berne. Les introductions en Asie ont drainé 42,8 milliards de dollars l’année dernière, le plus faible niveau d’activité depuis l’année 2008, selon Dealogic.

Mais Hong Kong n’a pas encore abdiqué, et prépare l’IPO de la filiale d'ingénierie de Sinopec et celle du courtier chinois Galaxy Securities pour un montant de 1,5 milliard de dollars chacun. En outre, «les investisseurs suivent de près l’évolution du LME pour jauger s’il est susceptible d’avoir un impact positif sur Hong Kong», après l’annonce du rachat de la Bourse londonienne des métaux par HKEx en décembre pour 2,2 milliards de dollars, ajoute Ben Kwong, directeur du courtier KGI Asia.

L’action du HKEx a tout de même gagné 4,5% depuis le début de l’année et traite à 29,5 fois ses résultats anticipés, contre 17,8 fois pour le secteur mondial des opérateurs boursiers, selon l’indice Bloomberg.

A lire aussi