L'horizon reste dégagé pour les marchés actions au premier trimestre

le 16/01/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La disparition du risque de liquidités en Europe permet une détente constante des conditions de financement dans les pays du Sud et alimente le rebond

Comme déjà évoqué en décembre, le nouveau statut conféré par Mario Draghi à la BCE au cours de l’été 2012 porte les marchés actions de la zone euro. Pourquoi ? Car la chute continue de l’actif sans risque de référence (le taux d’intérêt à 10 ans de la zone pondéré du poids de la dette des Etats la composant, passé de 5,8% au plus haut à seulement 3,2% aujourd’hui) crée les conditions d’un bull market de court terme, amenant les indices de la zone dans un tunnel supérieur d’une dizaine de points de pourcentage à celui qui aura prévalu de mi-2011 à l’automne 2012.

Dans ces conditions, en dépit d’un rebond atteignant déjà +12% depuis mi-novembre, les marchés actions européens devraient poursuivre leur hausse dans les semaines à venir, pour atteindre une progression d’au moins +18% (toujours par rapport à leur niveau de mi-novembre), avant de connaître une consolidation. D’autant que notre ratio du nombre de révisions à la hausse sur le nombre de révisions à la baisse pour les profits 2012 réalisés par les entreprises composant l’EuroStoxx, dont la pente est particulièrement bien corrélée à l’évolution des marchés actions, s’est stabilisé depuis le mois de novembre. Dans ces conditions, la saison de publications de résultats qui débute actuellement ne devrait pas briser la dynamique qui se dessine depuis 6 mois désormais.

De l’autre côté de l’Atlantique, les marchés actions ont continué leur marche en avant comme anticipé lors de notre dernière chronique. Rassurés par la non-matérialisation pourtant prévisible du fiscal cliff, les investisseurs se sont laissés porter par des chiffres macroéconomiques qui rassurent de plus en plus sur les perspectives de la première économie mondiale à court terme et par la toujours très bonne tenue des résultats des entreprises américaines.

Là aussi, la microéconomie devrait permettre d’entretenir la dynamique: notre ratio du nombre de révisions à la hausse sur le nombre de révisions à la baisse pour les profits 2012 réalisés par le S&P 500 s’améliore, les analystes financiers ayant fait preuve d’un pessimisme sans doute excessif en fin d’année dernière. L’horizon semble donc dégagé pour les marchés actions des deux côtés de l’Atlantique, au moins à court terme, et devrait permettre à la volatilité de rester basse au premier trimestre.

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