Lyxor consolide son activité de gestion active au Royaume-Uni

le 10/01/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le gestionnaire d’actifs de Société Générale CIB renforce son expertise crédit en absorbant le fonds Egret, filiale de sa maison mère

Lyxor Asset Management (AM) fait son nid chez Egret Management. En reprenant ce gestionnaire de dette LBO à sa maison mère SG CIB, il se dote d’une entité de gestion à Londres, où il disposait seulement d’une équipe de vente et d’analyse. Pierre Gil est nommé directeur général de l’entité, rebaptisée Lyxor AM UK, et reste membre du comité exécutif de Lyxor et responsable de son développement international. «L’opération nous permet de rassembler deux activités, de compléter la gamme crédit de Lyxor et de remettre Egret dans un dispositif d’asset management complet, explique à L’Agefi Inès de Dinechin, directeur général de Lyxor depuis avril dernier.

Créé en 2006 par un ancien de SG CIB, Thierry de Vergnes, Egret gère des CLO (collateralized loan obligations), des titrisations de prêts LBO décimées par la crise des subprimes. Ses fonds, qui totalisent 938 millions de dollars d’encours, ne sont plus commercialisés. «Le marché n’a pas redécollé en Europe mais il est de nouveau très actif aux Etats-Unis, assure Inès de Dinechin. Grâce à l’intégration d’Egret, nous préparons le lancement d’un fonds luxembourgeois de dette corporate senior. Cela va nous permettre de renforcer notre gamme de produits de dette après le lancement, fin 2012, de nos premiers ETF (fonds indiciels cotés, NDLR) à réplication physique dans l’obligataire». Jusque-là, Lyxor était spécialiste de la réplication synthétique, critiquée par certains.

Sa filiale britannique compte 25 professionnels, dont le fondateur, et sept collaborateurs d’Egret. «Nous allons recruter dix personnes pour renforcer nos équipes de suivi des relations avec les hedge funds, de vente à la clientèle d’Europe du Nord et d’analyse dédiée à notre plate-forme de comptes gérés », indique Inès de Dinechin.

Il y a un an tout juste, Lyxor supprimait 38 postes en France. «Il s’agissait des derniers effets de l’intégration du [gestionnaire alternatif] SGAM AI en 2009, assure Inès de Dinechin qui dirige aujourd’hui plus de 600 personnes. Nous avons aussi rationalisé notre gamme en supprimant des fonds non significatifs ou arrivés à maturité, dans l’ensemble de nos piliers de gestion (alternative, indicielle, multi-classes d’actifs et structurée). Nous avons aujourd’hui un dispositif adéquat pour continuer à croître ». Après deux années difficiles, les encours sont remontés de 3,1% sur les onze premiers mois de 2012, à 75,4 milliards.

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