La Banque centrale suédoise ramène son taux à 1% pour relancer l'économie

le 19/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La Riksbank a annoncé une baisse de 0,25% de son principal taux directeur. L'économie suédoise est rattrapée par la récession en zone euro

Les banques centrales sont à la manœuvre en Europe. Rattrapée par la crise économique, la Suède compte sur sa banque centrale pour relancer la machine. Comme attendu, la Riksbank a ramené hier son taux directeur de 1,25 % à 1%.

Début septembre, la Banque centrale suédoise avait déjà diminué ce taux de 25 points de base au moment où les signes de ralentissement économique commençaient à se multiplier.

Cette fois-ci, Lars Svensson, un des gouverneurs de l'institution monétaire souhaitait même aller plus loin en abaissant le taux à 0,75%, puis 0,5% à partir du deuxième trimestre 2013 avant de le relever début 2014. Karolina Ekholm, également membre du comité de politique monétaire a quant à elle approuvé la baisse de 0,25% mais plaidé pour une baisse à 0,75% dès le début 2013 avant une remontée en 2014.

Dans un communiqué, l’institution monétaire explique que la dégradation de la conjoncture dans la zone euro affecte l’économie suédoise qui fléchit. Elle souligne que la consommation des ménages est faible, et que le taux de chômage augmente alors que l’inflation continue de ralentir. L'institution monétaire a par ailleurs révisé à la baisse les perspectives sur son principal taux de refinancement. Elle s’attend désormais à ce qu’il s’inscrive à 1,1% d’ici à la fin de 2013 alors qu’elle tablait encore sur 1,3% à la fin du mois d'octobre. Elle anticipe ensuite une hausse à 1,8% au quatrième trimestre 2014, et 2,5% au quatrième trimestre 2015.

La Riksbank souligne que son soutien à l’économie suédoise doit permettre à l’inflation de remonter pour atteindre son objectif de 2%. La banque centrale suédoise attend une inflation à 0,9% pour l’an prochain alors qu’elle visait 1,1% en octobre et attend toujours 2% pour 2014. Elle maintient sa perspective de croissance du PIB à 0,9% pour 2012, mais n’attend plus que 1,2% pour l’an prochain contre 1,8 % jusque-là. Les prévisions de taux de chômage sont revues à la hausse à 8,1% en 2013 et 7,6% en 2014 contre 7,9% et 7,4% auparavant.

Pour Chiara Silvestre, économiste chez UniCredit, l'ensemble de ces révisions pour 2013 augmente les chances d’une baisse de taux supplémentaire l’an prochain. Les analystes de Citibank s’attendent à une nouvelle baisse dès le mois de février.

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