LBPAM est en passe de réaliser le premier bouclage de son fonds de dette

le 03/12/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

CNP Assurances devrait apporter 300 millions d’euros. La Banque Postale doit également réaliser un engagement significatif dans le véhicule

Après un lancement annoncé en octobre, le fonds de dette immobilière et d’infrastructure de la Banque Postale Asset Management (LPBAM) est en passe de réaliser son premier bouclage. «Ce closing sera réalisé d’ici à la fin de l’année. Nous sommes en discussions avec de nombreux institutionnels, principalement français», indique Jean-Luc Enguéhard, président du directoire de LBPAM.

CNP Assurances devrait apporter 300 millions d’euros, aux côtés de la Banque Postale qui devrait également réaliser un engagement significatif. «Pour certains institutionnels, nous devons gérer le problème d’emprise», explique Vincent Cornet, directeur de la gestion. «Pour d’autres, ayant des contraintes spécifiques, un fonds dédié parallèle pourrait être créé pour mieux répondre à leur problématique», poursuit Jean-Luc Enguéhard.

Parallèlement, LBPAM travaille sur le renforcement de sa gestion crédit. «Nous souhaitons développer nos équipes et disposer d’une gamme plus large», indique Vincent Cornet. Après l’arrivée d’Arnaud Colombel au poste de gérant crédit en septembre, un analyste senior est en passe de rejoindre l’équipe, qui sera composée de six personnes.

LBPAM va par ailleurs lancer ce mois-ci un fonds ciblant les émetteurs «crossover», à cheval entre les catégories investissement et haut rendement. «Nous allons passer d’un univers investment grade à crossover. A la suite de la dégradation de plusieurs pays, de très belles sociétés sont désormais en dessous du triple B», explique Vincent Cornet. Le pôle crédit totalisait à fin octobre 100 milliards d’euros d’encours, soit 74,5% des actifs de LBPAM (134,4 milliards d’euros).

Côté actions, Laurent Jacquier-Laforge, nommé directeur de la gestion en octobre, devrait redonner une nouvelle impulsion au pôle (qui représente 9,4% des encours). «Nous n’avons pas encore suffisamment de fonds dédiés aux institutionnels. Nous travaillons sur une gestion plus segmentée», déclare Vincent Cornet.

Le solde des encours de LBPAM se répartit entre le monétaire (10,4%), la gestion diversifiée (3,6%) et les fonds à formule (2,1%). Depuis le début de l’année, à l’image du secteur, la société «enregistre une décollecte nette sur le réseau, mais gagne des parts de marché sur les OPCVM actions. La collecte nette sur les institutionnels restera largement positive cette année, en dépit des sorties enregistrées sur le monétaire», synthétise Jean-Luc Enguéhard.

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