La nouvelle répression financière et le risque du «non-risque»

le 26/10/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La figure ci-jointe montre la courbe des taux d’intérêt réels français au 16 octobre 2012 (courbe bordeaux) et l’ensemble des courbes de taux nominaux (grisées et noire pour la dernière observée) depuis 2004. La structure par terme des taux d’intérêt réels est construite à partir des taux nominaux des bons du Trésor et des OAT desquels est retirée l’inflation anticipée en zone euro pour chaque maturité/horizon.

Cette inflation anticipée est extraite des marchés de swap d’inflation en zone euro.

Le volet fixe du swap d'inflation fournit en effet directement un «prix » du point mort d'inflation à différents horizons, qui n'est pas sensible aux différences de liquidité entre obligations indexées et non indexées.

La «nouvelle répression financière» a poussé la majeure partie de la courbe des taux d’intérêt réels en territoire négatif.

Même pour les maturités les plus longues(supérieures à 10 ans), le rendement réel reste très faible. A ce jour, pourtant l’inflation reste maîtrisée (autour de 2% quel que soit l’horizon). Ce phénomène n’est donc lié qu’à la pression sur la courbe des taux nominaux.

Elle est ainsi le résultat des politiques monétaires extrêmement accommodantes et d’une régulation macro-prudentielle favorisant le recyclage des dettes publiques.

Des portefeuilles peu risqués voient donc leur rémunération réelle fondre avec l’inflation.

Dans un environnement qui va rester très risqué, les produits flexibles vont ainsi devenir une offre de premier plan.

courbe des taux d'intérêts réels
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courbe des taux d'intérêts réels

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