«La réduction de la prime de risque sur les actions de la zone euro va se poursuivre»

le 08/10/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion à La Banque Postale AM

- L’Agefi : Pourquoi consacrez-vous la moitié de votre portefeuille à l’obligataire ?

- Rachid Medjaoui : Tout d’abord, nous écartons le scénario de forte remontée des taux d’intérêt en raison notamment du soutien durable des Banques centrales. Cependant, à l’intérieur de cette classe d’actif les évolutions seront très disparates. S’agissant du secteur des emprunts d’Etat, nous sommes sous-pondérés sur les Bunds et les OAT mais surpondérés sur les BTP et neutres sur les Bonos d'échéances 2-5 ans. Par ailleurs, nous restons encore positifs sur les obligations privées mais avec une allocation géographique et sectorielle marquée qui favorise les émetteurs périphériques et qui sous-pondère les titres cycliques. Enfin, nous avons également une exposition aux obligations émergentes.

- Ne craignez-vous pas une nouvelle baisse des marchés actions ?

- Le marché doit digérer le rebond enregistré depuis la fin mai, mais aussi la confusion classique qui règne entre les leaders politiques européens après chaque grande décision et les révisions à la baisse des perspectives de résultats des entreprises. Pour autant, nous serons acheteurs si cette correction s’intensifiait. Les dernières décisions de la BCE et de la Fed sont des tournants qui pousseront les investisseurs à accroître le poids des actions afin de compenser la faiblesse des rendements nominaux et surtout réels des actifs de sécurité. Par ailleurs, la réduction de la prime de risque sur les actions de la zone euro va se poursuivre car les craintes de son démantèlement apparaissent sensiblement plus faibles qu’en 2011.

panel allocations
ZOOM
panel allocations

A lire aussi