Natixis AM vise 2 milliards de collecte pour son pôle volatilité en 2016

le 19/09/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le pôle, baptisé Seeyond et gérant 14,7 milliards d’euros d’encours, regroupe quatre expertises disposant d’une plate-forme de recherche commune

Six mois après l’annonce de sa réorganisation autour de six pôles de gestion (taux, actions européennes, solutions, global émergent, investissement responsable et structurés et volatilité), Natixis Asset Management (AM) dévoile le fonctionnement et les ambitions de cette dernière entité. Le pôle dédié à la gestion de volatilité et de produits structurés, baptisé Seeyond, intègre depuis cet été quatre expertises spécifiques, auparavant isolées et dispersées au sein de Natixis AM. Le pôle, qui compte 32 collaborateurs, dispose désormais d’une plate-forme de recherche quantitative commune.

«Notre objectif est de générer de la valeur en exploitant la dispersion et la volatilité plutôt que les tendances de marché. Nous nous basons sur une gestion active, mais modélisée», explique Emmanuel Bourdeix, co-directeur des gestions de Natixis AM, nommé responsable du pôle.

Dans la gestion structurée, l’une des quatre expertises, «on retrouve une majorité de fonds à formule pour les réseaux, qui constitue le gros des encours», à savoir 12 milliards d’euros sur les 14,7 milliards d’euros gérés à fin juin 2012 par le pôle, indique Emmanuel Bourdeix. Les trois autres expertises s’articulent autour des stratégies actions modélisées et optimisées (smart bêta), des stratégies d’allocation flexible et de volatilité et des stratégies d’arbitrage actions.

Si les objectifs de collecte se révèlent difficiles à déterminer dans la gestion structurée, dépendante des réseaux, «nous visons dans les trois autres domaines une collecte additionnelle nette de deux milliards d’euros à horizon 2016», indique Pascal Voisin, directeur général de Natixis AM. Soit une croissance de 13,6% de l'encours actuel, hors effet marché.

«Nous souhaitons participer à ces marchés à forte croissance, à l’image du smart bêta, qui enregistrent une croissance de 10 à 15% par an. Des acteurs sont actuellement en train de basculer une partie conséquente de leur portefeuille sur ce type de stratégie», explique le directeur général.

Alors que certains acteurs sont déjà bien installés sur ces marchés, à l’image d’Unigestion sur les stratégies smart bêta ou d’Amundi sur la volatilité, «nous nous positionnons comme des acteurs alternatifs et souhaitons apporter de la diversification en termes de risque gérants», poursuit Pascal Voisin.

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