L'euro bénéficie des espoirs d'une intervention crédible de la BCE

le 04/09/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les positions vendeuses sur la monnaie unique sont tombées à un équivalent de 21,2 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis décembre 2011

Les tensions sur l’euro s’apaisent. La monnaie unique européenne est restée la plus active avec un poids dans les positions des fonds à effet de levier à hauteur de 37% durant la semaine qui s’est achevée le 28 août dernier, selon les données publiées par la CFTC. Dans le même temps, les investisseurs internationaux ont réduit leurs positions vendeuses sur l’euro de 158.800 à 135.100 contrats, pour tomber à leur plus bas niveau depuis le 13 décembre 2011. Un niveau qui correspond à des positions vendeuses de 21,2 milliards de dollars, contre 24,8 milliards la semaine précédente. Les positions longues ont également quelque peu décru à 77.500 contrats, soit l’équivalent de 12,2 milliards de dollars. Les positions nettes restent cependant négatives d’un équivalent de 9 milliards de dollars.

Une détente des positions vendeuses correspondant à l’espoir suscité par une intervention possible de la BCE. Hier, l’euro renforçait ses gains face au dollar pour grimper à 1,2595 suite aux propos de Mario Draghi hier devant une commission du Parlement européen ouvrant la porte à des rachats d'obligations d'une échéance maximale de 3 ans. Les stratégistes de Citigroup pensent qu’un retournement de tendance avec un rebond de l’euro est possible «dans le cas où la BCE annoncerait dès cette semaine un programme de rachat d’obligations crédible». Ils alertent néanmoins sur le fait que «si les annonces restent soit vagues soit négatives, l’euro ferait de nouveau face à des pressions baissières».

Dans le même temps, les positions nettes sur le dollar sont passées à la vente pour la première fois de l’année, à 5 milliards de dollars, juste avant les réunions de Jackson Hole. Et le discours temporisateur du patron de la Fed, Ben Bernanke, à Jackson Hole n’a pas rassuré les investisseurs qui semblent en outre douter de l’efficacité d’un nouveau programme de soutien monétaire.

Dans ce contexte, le dollar australien est une nouvelle fois venu jouer le rôle de valeur refuge avec une hausse des positions longues qui ont atteint 114.000 contrats, un niveau jamais vu depuis décembre 2006. Les stratégistes semblent cependant de plus en plus considérer la devise australienne comme une bulle spéculative. D’autant qu’elle est revenue hier à 1,0250 contre le billet vert, après un plus haut de 1,0602 début août. Le yen demeure également monnaie refuge avec des positions longues qui ont doublé à 22.000 contrats.

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