«La valorisation actuelle du marché actions n’a pas de sens»

le 11/06/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Christian Parisot, responsable de la recherche économique chez Aurel BGC

L’Agefi : Pourquoi restez-vous optimistes sur le CAC 40 à horizon un an?

Christian Parisot : Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! La valorisation actuelle du marché actions n’a pas de sens et s’explique par une forte aversion pour le risque. Le problème est qu’il n’y a pas de solution miracle pour résoudre les problèmes en Europe. L’augmentation de la taille du FESF/MES ne suffit plus comme «pare-feu». La solution passera par plus de «fédéralisme». Compliqué et très long à mettre en place... L’alternative est l’éclatement de la zone euro, qui serait encore plus coûteux pour l’ensemble des économies européennes. Mais le processus étant très long et difficile, des «rustines» pourraient être nécessaires entretemps, permettant des rebonds techniques des marchés actions.

Ne craignez-vous pas que les inquiétudes sur la croissance mondiale pèsent sur les Bourses?

Pas de croissance en Europe, pas de recul du risque européen, pas de rebond des indices boursiers ! Les marchés ont déjà réagi à la dégradation des enquêtes dans le monde. La crise commence à affecter le comportement des chefs d’entreprises. Mais les mesures d’assouplissement monétaire et de soutien à la croissance dans les pays émergents vont relancer l’activité dans ces pays. L’économie américaine reste solide. Ainsi, si l’Europe rassure les marchés au niveau politique, le scénario d’un redressement de l’économie dans la deuxième partie de l’année, dans un environnement international plus favorable, nous paraît probable et soutiendra la valorisation des marchés actions. L’Europe devra, auparavant, avoir réalisé des pas de géants.

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