«Nous privilégions les actions américaines et dans une moindre mesure les émergentes»

le 29/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Franck Nicolas, directeur investissement et solutions clients chez Natixis AM

L’Agefi : Pourquoi surpondérez-vous toujours les actions ?

Franck Nicolas : Selon nous, la situation en Grèce devrait encore être déterminante à court terme. Tout reste encore ouvert dans ce domaine et il faut se ménager des portes de sortie qui ne soient pas trop engageantes selon le virage politique entrepris car la variabilité des marchés pourra être forte et rapide. Pour faire face au scénario encore minoritaire de dislocation de la zone par une sortie brutale de la Grèce sans consolidation politique du reste de la zone, ou, à l’inverse, par un maintien de la Grèce en l’état, mais avec des négociations importantes pour apaiser les tensions internes, et ce, au détriment des autres États membres, nous préférons couvrir plus tactiquement les portefeuilles. Cette optique, qui évite de trop sous-pondérer cette classe d’actifs, laisse notamment une fenêtre pour le cas qui reste son symétrique avec un rebond brutal du marché si les investisseurs retrouvent des perspectives.

Quels actifs préférez-vous ?

Notre démarche tactique consiste essentiellement à privilégier les actions américaines sans couverture de changes et dans une moindre mesure les régions émergentes, opter pour des secteurs plus défensifs en jouant la génération de dividendes dans un marché sans tendance, et s’exposer sur le crédit pour compenser le risque (semi-core) ou la faible rémunération (bund) de la dette souveraine. Tant que cette configuration perdure, les matières premières ne constituent pas réellement un outil de diversification (à l’exception de l’or), en raison de leur forte corrélation aux actions.

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