«Nous anticipons une forte volatilité d’ici l’été»

le 29/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Claire Chaves d’Oliveira, gérante actions européennes chez Groupama AM

L’Agefi : Pourquoi ne voyez-vous pas de potentiel de hausse au CAC 40 à court terme ?

Claire Chaves d’Oliveira : Les bénéfices des entreprises sont corrects et sans surprise, les valorisations attractives, la macroéconomie s’essouffle un peu… Mais peu importe, le moteur principal des marchés actions reste encore et toujours l’avenir de la zone euro. Non seulement la situation espagnole est très difficile, mais l’incertitude sur le sort de la Grèce a presque fait oublier les changements politiques français. La sortie de la Grèce de la zone euro devient un sujet de moins en moins tabou, et les conséquences financières et économiques en seraient très graves… surtout si les effets de la contagion sur les autres pays en difficulté n'étaient pas bien appréhendés et gérés. Dans ce contexte, les fondamentaux importent peu, ce sont bien les événements politiques qui déterminent le sens des marchés. Nous ne pouvons qu’anticiper une forte volatilité d’ici l’été.

Alors que la crise grecque perdure, quels marchés actions privilégiez-vous ?

Bien sûr, plus les marchés actions sont proches de la zone euro et de l’épicentre de la crise, plus l’impact du risque est élevé ; plus les marchés en sont éloignés (Etats-Unis, Asie), plus les facteurs endogènes comme les résultats des entreprises jouent leur rôle normal de moteur. Ceux-ci se sont d’ailleurs révélés plutôt solides aux Etats-Unis lors de la dernière campagne, non seulement au niveau des chiffres d’affaires mais aussi au niveau des marges. En résumé : le reste du monde plutôt que l’Europe, l’Europe ex-Euro plutôt que l’Euro, l’Euro du Nord plutôt que l’Euro du Sud…

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