Rendement : les opportunités existent mais sélectivité et diversification s’imposent

le 15/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les grands marchés de dette souveraine n'offrent pas de rémunération suffisante. Mais la recherche de rendement nécessite une stricte gestion du risque

Un investisseur visant pour ses actifs un rendement récurrent de 4% à 5% par an ne peut se contenter des rémunérations désespérément faibles offertes par les grands marchés de dette souveraine, tant aux Etats-Unis que dans la plupart des pays d’Europe. Les investisseurs concernés peuvent alors faire le choix de s’intéresser aux marchés d’actions de la zone euro ou encore de l’Australie: ils offrent certes des rendements sur dividendes égaux ou supérieurs à 4%, mais exposent les porteurs de titres à un niveau de volatilité et de risque de perte en capital élevé.

Depuis 2009, les investisseurs se sont aussi fortement tournés vers les obligations à haut rendement et la dette émergente. Mais, si ces dernières offrent encore des rendements acceptables, leur niveau de risque n’est pas négligeable : rappelons qu’en 2008 le marché des obligations high yield internationales a subi une perte maximum de près de 33% et que la dette émergente a été décimée par les retraits de capitaux étrangers (14% à 23% de recul selon les segments).

L’idéal est donc probablement d’associer, de manière sélective et sans contrainte de benchmark, plusieurs classes d’actifs à «haut rendement». Quant à la réduction du risque de perte en capital, elle suppose un bon mix entre obligataire et actions à haut dividende, ainsi qu’une exposition diversifiée sur un grand nombre de marchés (développés et émergents) dès lors que des opportunités spécifiques sont identifiées. Un tel portefeuille doit permettre de réduire de moitié le risque de perte inhérent à un investissement pur sur un fonds high yield et de près de trois fois celui lié à un portefeuille d’actions.

Nuno.teixeira@schroders.com

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