Le Conseil de stabilité financière alerte sur les risques du prêt-emprunt de titres

le 27/04/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le FSB détaille les risques que cette activité présente pour la stabilité financière. Il publiera ses recommandations d'ici la fin de l'année

Avant de publier ses recommandations sur la finance parallèle (shadow banking) d'ici la fin de l'année, le Conseil de stabilité financière (FSB) vient de publier un rapport préliminaire sur le prêt-emprunt de titres et les opérations de repo. Certaines formes sont en effet des «éléments importants» du système de shadow banking, indique l'institution qui cite, entre autres, les opérations de repo financées par établissements non bancaires et les réinvestissements de cash généré par une vente à découvert dans un emprunt de titres.

L'institution détaille dans son rapport les risques pour la stabilité financière que présentent ces activités. D'abord, elle déplore le manque de transparence du secteur, en particulier sur les transactions bilatérales et synthétiques. Ces opérations sont également parfois peu visibles dans les comptes de ceux qui les pratiquent. «Dans certains cas limités (…), les opérations de repo peuvent être inscrites hors bilan en fonction du référentiel comptable utilisé», explique le FSB. Et les intermédiaires n'ont pas toujours fourni des informations suffisantes à leurs clients sur leurs activités de prêts de titres et sur les risques associés à cette activité.

La valeur des actifs déposés en garantie peut également être source d'instabilité financière. L'an dernier, les doutes sur la solvabilité des Etats européens ont affecté les marchés obligataires et de repo, rappelle l'institution. Des intervenants de marché pouvant alors exclure tout un segment de collatéral de leurs opérations, un cercle vicieux risque de se former. Le choix des décotes appliquées aux actifs déposés en garantie est également source d'interrogation. Par ailleurs, les ventes en catastrophe de collatéral en cas de défaut d'une contrepartie peuvent être à l'origine de perturbation sur le marché, ajoute le FSB.

Il s'inquiète aussi des activités de banque parallèle qui peuvent être lancées grâce au prêt-emprunt de titres. La réutilisation du cash issu des activités de prêts peut permettre à une société de gestion de portefeuille de mener des activités de type bancaire, du crédit ou de la transformation de maturité, détaille le FSB qui rappelle l'exemple de l'assureur AIG.

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