La suroffre de logements pèse toujours sur l'immobilier américain

le 25/04/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les prix ont légèrement progressé entre janvier et février. Mais les ventes de biens saisis pèsent toujours sur le marché

Pour la première fois depuis avril 2011, le prix de l'immobilier aux Etats-Unis n'a pas baissé en février. Il a affiché une modeste progression mensuelle de 0,15% d'après l'indice Case Shiller sur les vingt grandes villes américaines, publié par Standard & Poor's. L'évolution récente des ventes de logements constitue aussi un facteur de soutien au marché. Elles ont augmenté de 5% au premier trimestre de 2012 par rapport à celui de 2011. Surtout, les ventes d'actifs sains, c'est-à-dire ne faisant pas l'objet de saisies, ont progressé de 17% sur un an, relève Teunis Brosens, économiste chez ING.

Mais le secteur est encore dans une situation difficile. En février, l'indice Case Shiller est en recul pour la 17e fois consécutive, de 3,5% sur un an. Les prix ont atteint leurs plus bas niveaux depuis le début de la crise dans neuf villes américaines. Et l'indice général est retombé à son niveau de fin 2002. Il recule de 35% depuis son sommet de 2006.

Dans les mois à venir, les prix devraient se stabiliser, ou baisser encore en raison de la suroffre de biens à vendre. D'abord, l'accord trouvé en février entre les prêteurs et la justice américaine sur les fraudes liées aux saisies devrait se traduire par une remontée des ventes d'actifs décotés dans les prochains mois. Ensuite, en cas de signes de rebond du marché, des propriétaires ayant jusqu'ici repoussé la vente de leurs biens pourraient passer à l'action. Ces stocks fantômes, qui ne sont pas officiellement en vente, augmenteraient de 25% en 2012 et 2013, prévoit Yelena Shulyatyeva, économiste chez BNP Paribas.

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