Amundi et Natixis AM confortent leur emprise sur l'épargne salariale

le 25/04/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Dans une année où la collecte n'a pas compensé la baisse des actions, les deux sociétés ont accru de 3 points leur part de marché, à près de 60%

Sur un marché chahuté en 2011, les gestionnaires d’épargne salariale ont connu des fortunes diverses. La collecte nette de 5 milliards d’euros enregistrée l’an dernier par le secteur, avec des versements en hausse de 20% à 16,3 milliards, n’a pas empêché une baisse de 3,5% des encours à 85,3 milliards en raison de la chute des marchés actions.

Dans ce contexte, Amundi et Natixis AM ont limité la casse. Les deux leaders du marché ont enregistré une quasi-stagnation de leur encours et accru de fait leur avance sur leurs poursuivants, selon les statistiques publiées hier par l’Association française de gestion (AFG). Ils contrôlent à eux deux près de 59% du marché, contre 55,4% fin 2010. A noter cependant que les encours de la filiale du Crédit Agricole incluent un effet de levier qui est passé en un an de 1,93 à 2,86 milliards d’euros.

Derrière le tandem de tête, CM-CIC AM a été la seule des grandes sociétés de gestion à voir progresser ses encours d’épargne salariale, à 5,3 milliards. Les autres ont souffert: BNP Paribas, à la troisième place, enregistre un recul de 12,3% de ses actifs. Pour Axa IM, quatrième, la glissade est encore plus importante (-22%), avec plus de 2 milliards d’euros d’encours partis en fumée. Le recul le plus net (-22,8%) est à mettre au compte de Fongepar, la filiale de la CNP.

Malgré l’emprise des cinq premiers acteurs (82% des encours), le secteur reste par ailleurs très morcelé, puisque 38 sociétés identifiées par l’AFG se disputent l’épargne salariale de 260.000 entreprises. Un marché qui a subi, au 1er janvier 2012, un nouvel alourdissement de sa fiscalité avec la hausse de 2 points du forfait social (8% des sommes versées) et la suppression de la déduction de 3% sur l’assiette de la CSG-CRDS.

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