Le FMI entame une semaine décisive pour l'évolution de ses ressources

le 16/04/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le G20 Finance se réunit le 20 avril pour discuter des moyens à donner au FMI. Ils pourraient être moins élevés qu'anticipé

Répartition des droits de vote au sein du FMI.

L'institution dirigée par Christine Lagarde sera sur le devant de la scène cette semaine. Ses 187 membres se réunissent pour leur session de printemps, un rassemblement qui leur permettra de faire le point sur la situation économique mondiale. Ensuite, le 20 avril, les ministres des Finances du G20 et les grands banquiers centraux se retrouveront à leur tour à Washington afin de discuter de l'évolution des ressources accordées au FMI.

En janvier dernier, l'institution internationale avait estimé qu'elle aurait besoin d'un relèvement de 500 milliards de dollars de sa capacité de prêt et de 100 milliards supplémentaires pour renforcer ses réserves.

Mais l'enveloppe que demandera le FMI à ses membres pourrait finalement être moins importante. «Non seulement certains drames que nous avions prévus en 2011 et au tout début de 2012 ne se sont pas matérialisés mais des bonnes nouvelles ont un peu restauré la confiance», a estimé Christine Lagarde le 12 avril. Les besoins pourraient donc être réévalués à la baisse. «J'ai l'espoir que nous verrons des développements pendant les rencontres de printemps et que nous ferons des progrès», a-t-elle déclaré tout en restant prudente sur la possibilité d'aboutir à un accord à la fin de la semaine.

Les moyens globaux du FMI pourraient être relevés de 400 à 500 milliards de dollars, contre les 600 milliards précédemment anticipés, avance Reuters qui cite plusieurs responsables du G20.

Les réticences de certains pays à revoir à la hausse leur contribution pourraient aussi expliquer ces ambitions moins fortes. Les Etats-Unis, le premier actionnaire du fonds, ne souhaitent pas faire plus. Initialement annoncé à 200 milliards d'euros, l'engagement des banques centrales nationales européennes, sous forme de prêts bilatéraux, a été revu à 150 milliards en décembre dernier. Quant à la Chine, le patron de la Banque mondiale Robert Zoellick l'appelle plutôt à saisir des opportunités d'affaires en Europe via ses fonds d'investissement plutôt qu'à contribuer au FMI. Des pays comme le Japon et le Canada n'ont pas encore dévoilé leurs intentions.

Les fonds levés ne serviront pas seulement à l'Europe. Certes, c'est sur le Vieux Continent que le FMI identifie le «risque le plus menaçant». Mais une «protection mondiale plus élevée viendra compléter le 'cercle des protections' de chaque pays. Le FMI peut aider», a expliqué Christine Lagarde.

Répartition des droits de vote au sein du FMI.
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Répartition des droits de vote au sein du FMI.

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