Les SCPI enregistrent une collecte nette historique en 2011

le 29/02/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le secteur, composé de 155 SCPI gérées par 25 groupes, affichait à fin 2011 une capitalisation de 24,8 milliards d’euros (+11,3%), selon l’Aspim

Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont continué à susciter l’attrait des épargnants en 2011. En croissance de 14%, la collecte nette a atteint un niveau historique, à 2,8 milliards d’euros. Le secteur, composé de 155 SCPI gérées par 25 groupes, affichait à fin 2011 une capitalisation de 24,8 milliards d’euros (+11,3%), selon les chiffres dévoilés par l’Aspim, l'Association française des sociétés de placement immobilier.

Au-delà de «leurs qualités intrinsèques, telles qu’une gestion prudentielle et la tangibilité de l’actif, les SCPI ont bénéficié de l’effet de valeur refuge de l’immobilier dans un contexte où les épargnants se sont montrés dubitatifs sur les placements en général», indique Arnaud Dewachter, délégué général de l’Aspim.

Les SCPI «classiques diversifiées» (constituées de plusieurs secteurs tels que les bureaux, les commerces ou les résidences hôtelières) ont été le principal moteur de la tendance positive du secteur, leur collecte nette ayant bondi de 74% à 1,6 milliard d’euros. Les SCPI Scellier ont en revanche accusé un recul de leur collecte nette de 32% (à 624 millions d’euros), qui s’explique notamment «par le net resserrement de l’octroi des emprunts bancaires en fin d’année», selon le délégué général.

Alors que le dispositif Scellier doit être supprimé fin 2012, «l’absence d’avantage fiscal ou technique en 2013 conduirait à une disparition des investissements dans les logements neufs, faute de rendements suffisamment attractifs», avertit Arnaud Dewachter.

En 2011, l’activité sur le marché secondaire des SCPI a été marquée par un recul de 5,6% des parts échangées, pour 394,2 millions d’euros. En valeur relative, le taux de rotation s’établissait à 1,6% du total des parts à fin 2011. Le rendement servi aux associés au sein du secteur s’est élevé à 5,2% contre 5,6% un an plus tôt. Le prix moyen des parts a connu un léger fléchissement, de 0,6%.

Alors que la directive européenne AIFM s’appliquera aux SCPI en 2013, l’Aspim entend tirer parti de sa transposition en droit français. «Nous souhaitons profiter du véhicule de transposition pour saisir des opportunités, telles que l’élargissement du champ d’investissement des SCPI à des parts de SCI ou de SCPI», indique Arnaud Dewachter.

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