La Fed et la BCE sont attendues sur d’éventuelles mesures de soutien

le 02/11/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les marchés n'escomptent pas de baisse des taux de la BCE. Ils espèrent que la Fed évoquera d'autres outils de soutien à la reprise

Les marchés ne s’attendent pas à ce que les banques centrales américaine et européenne décident de modifier leurs taux directeurs lors des réunions de cette semaine. Ils resteront cependant vigilants aux éventuelles annonces des banquiers centraux.

Le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed, qui se réunit hier et aujourd'hui, se prononcera ce soir. Les dernières nouvelles sur le front de l’économie sont plutôt rassurantes puisque le PIB américain a augmenté de 2,5% au troisième trimestre mais la reprise reste très fragile et le débat entre «faucons» et «colombes» très vif. «Les marchés vont d’abord regarder si, et comment, le communiqué de la Fed mentionne la probabilité de mesures supplémentaires (à commencer par un QE3)», note Greg Anderson, analyste chez Citi.

Cependant «les outils disponibles deviennent plus rares», selon les analystes d’Aurel BGC qui les énumèrent : «communiquer mieux pour « orienter » les anticipations des agents économiques; réduire la rémunération des réserves excédentaires des banques […], un nouveau programme d’achat de titres pour injecter des liquidités dans l’économie». Certains évoquent aussi des achats ciblés sur le marché hypothécaire.

De ce côté de l’Atlantique, la première réunion mensuelle de la BCE présidée par Mario Draghi se tiendra demain. Même si la dernière hausse des taux, à 1,5%, a suscité de nombreuses critiques, les analystes ne s’attendent pas à ce que le successeur de Jean-Claude Trichet décide de les abaisser, à court terme du moins.

Reste que la dernière baisse des indices PMI des services et de l’industrie laisse présager une contraction de l’activité pour le quatrième trimestre. En conséquence, «nous continuons de prédire une baisse de 50 points de base en décembre», écrivent les analystes des BNP Paribas CIB. Les experts de Crédit Agricole CIB abondent dans leur sens, soulignant que l’estimation flash de l’inflation est restée stable à 3% en octobre dans la zone, même si certains anticipaient un léger recul.

«L’inflation toujours élevée, l’issue globalement positive du sommet européen, la transition à la tête de la BCE et l’absence de signalisation de baisse des taux de la part des membres de la BCE nous laissent penser que la banque centrale laissera probablement ses taux inchangés», affirment-ils.

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