Les détails des recapitalisations bancaires sont attendus fin octobre

le 11/10/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La France et l’Allemagne devront auparavant se mettre d’accord. Le sommet des chefs d’Etat européens est repoussé du 17 au 23 octobre

Herman Van Rompuy, président du Conseil européen (photo Bloomberg)

Il va falloir attendre encore pour connaître la stratégie élaborée par les décideurs européens en vue d’endiguer la crise de la dette souveraine. Le président du conseil Herman van Rompuy a en effet annoncé hier que le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne était repoussé du 17 au 23 octobre, afin que les responsables puissent disposer de nouvelles conclusions concernant «la situation de la Grèce, les besoins de recapitalisation du secteur bancaire et le renforcement du fonds européen de stabilité financière (EFSF)». Auparavant se tiendra une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) et de l'Union européenne (Ecofin).

Athènes a déclaré hier avoir terminé ses réunions avec les inspecteurs de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne. «Les dirigeants veulent être en mesure d'agir sur la base des résultats du rapport de la troïka, qui n'aurait pas été prêt à temps pour la date initiale», a déclaré une source européenne à propos de la Grèce, en ajoutant croire que le décalage de la date du sommet est «plus lié à une demande de Paris que de Berlin».

Ce sommet devrait être l’occasion pour Herman van Rompuy «d’exposer ses propositions sur une intégration plus forte des politiques budgétaires de la région», estiment les analystes de JPMorgan. Concernant la recapitalisation des banques, les divergences entre la France et l’Allemagne, notamment sur le rôle de l'EFSF, aboutiront à des annonces détaillées sur ce point «juste avant le sommet du G20 des 3 et 4 novembre en France», ajoutent-ils. «Nous ignorons toujours comment les Européens comptent recapitaliser les banques et surtout s'ils souhaitent toutes les recapitaliser afin d'éviter que certaines ne soient stigmatisées», constatent pour leur part les stratégistes de CM-CIC Securities.

Rappelant hier que les banques françaises «ont augmenté leurs fonds propres de 50 milliards d’euros en 2 ans», la Fédération bancaire française (FBF) reste sceptique sur la nécessité d’une telle mesure, en estimant que le rétablissement de la confiance des agents économiques passe avant tout par «l’amélioration de la gouvernance de la zone euro et la mise en place des instruments financiers dont l’Europe a besoin pour rassurer les marchés sur un risque éventuel de contagion».

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