Le marathon des décideurs européens promet de soutenir la volatilité

le 07/09/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La Cour constitutionnelle allemande se prononce aujourd'hui sur le plan d'aide à la Grèce. Les rendez-vous sur la dette souveraine vont se succéder

Photo Carlos Juan © European Union 2010

Septembre s’annonce particulièrement chargé pour les décideurs européens. Chaque jour ou presque, des rendez-vous jalonneront le processus de résolution de la dette souveraine en zone euro. Avec, en point d’orgue, une réunion informelle des ministres des Finances de l’Union les 16 et 17 septembre. La volatilité des marchés financiers devrait donc rester soutenue.

La première de ces échéances surviendra dès aujourd’hui. La Cour constitutionnelle allemande rend son verdict sur la participation de l’Allemagne au sauvetage de la Grèce. Peu de gens imaginent que la haute juridiction remette en question les décisions prises lors des sommets européens. En revanche, «la Cour va sans doute considérer que le Bundestag doit avoir une plus grande autorité et décider des nouveaux programmes d’aide, estiment les économistes de Deutsche Bank. L’autorisation de tranches de crédit ou d’intervention de marché pourrait rester, par contraste, du ressort de l’exécutif, pour des raisons pratiques».

Toujours outre-Rhin, le vote du Parlement sur l’élargissement des pouvoirs de la facilité européenne de stabilité financière (EFSF) aura lieu le 29 septembre. Les débats au sein des commissions parlementaires débutent dès jeudi.

Du côté des pays périphériques de la zone euro, la Grèce tiendra le haut de l’affiche cette semaine. Les investisseurs visés par l’offre d’échange d’Athènes sur sa dette doivent se prononcer d’ici à vendredi. Le pays vise un taux d’acceptation de 90%, mais un ratio inférieur ne serait pas forcément synonyme d’échec de l'échange, le libellé de l’offre laissant à la Grèce et à ses bailleurs de fonds publics une marge d’appréciation. La troïka UE-BCE-FMI fera par ailleurs son retour en Grèce autour du 10 septembre, toujours dans l’idée de débloquer une sixième tranche d’aide, de 8 milliards, à la fin du mois.

En Italie, où les taux à 10 ans grimpent à nouveau, le vote du décret d’austérité adopté en urgence en août devrait s'accélérer. En Espagne, c’est la santé des banques qui reviendra sur le devant de la scène puisque le 30 septembre marque la limite fixée au secteur pour muscler ses fonds propres. On connaîtra alors le montant que Madrid devra injecter dans ses banques. Dans l’intervalle, l’Italie et l’Espagne solliciteront à plusieurs reprises les marchés de dette, à commencer par les 13 et 15 septembre.

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