Les investissements directs étrangers ne reviendront à leur pic qu'en 2013

le 29/07/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Selon le rapport 2011 de la Cnuced, les IDE ont crû de 5% en 2010 à 1.240 milliards de dollars et sont attendus à 1.900 milliards à un horizon de deux ans

Les investissements directs étrangers (IDE) ont repris des couleurs en 2010. Dans son rapport 2011, la Conférence des Nations-unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a relevé une hausse modérée de 5% des flux des IDE à 1.240 milliards de dollars. Une amélioration réalisée dans un contexte de retour de la production industrielle et du commerce dans le monde à leur niveau d’avant crise. Toutefois, les flux restent 15% en dessous des 1.472 milliards observés en moyenne entre 2005 et 2007 et à 37% du pic de 1.971 milliards de 2007.

Victimes de désinvestissements, les pays développés, qui restructurent leur industrie bancaire, ont vu leur IDE baisser à la marge de 602,8 à 601,9 milliards de dollars. Et pour préserver leurs profits, leurs entreprises ont investi sur les marchés émergents. Alors que les flux des pays en transition ont reculé de 4,8% à 68,2 milliards, les pays en développement, eux, tirent leur épingle du jeu avec un bond de 63 milliards à 573,6 milliards, soit +12,4%. «En 2010, presque la moitié de l’investissement total (fusions & acquisitions transfrontalières, nouveaux projets d’IDE) des pays développés a pris place dans les économies en développement et en transition, contre seulement 32% en 2007», note la Cnuced.

L’organisme voit les IDE revenir en 2011 à leur niveau de pré-crise entre 1.400 et 1.600 milliards, pour s'établir à 1.900 milliards en 2013 leur pic de 2007. Ce scénario de redressement reste néanmoins exposé à un certain nombre d’incertitudes, comme le risque d’une contagion de la crise grecque, les déficits budgétaires dans les pays développés ou une surchauffe des pays émergents.

IDE 2010
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